SHIFTJérémie Bernheim (Raymond Weil) - Comment une marque indépendante résiste aux géants du luxe
Jérémie Bernheim · Raymond Weil
8 octobre 2026
SHIFTSHIFT
22 octobre 2026 · Durée 1:01:42
Résumé et transcription générés automatiquement par IA.
Dans cet épisode de SHIFT, on accueille Massimo Caiati, CMO chez GetiTrade, avec plus de 20 ans d’expérience entre publicité, entrepreneuriat et stratégie de marque. Ensemble, on explore l’évolution du marketing à l’heure de l’IA, la place de la créativité et de l’humain, mais aussi les défis très concrets de construire et développer des marques sur des marchés comme l’Afrique de l’Ouest. *Notre invité* Massimo Caiati : www.linkedin.com/in/massimo-caiati-61568519/ *Chapitres* 00:03:01 De Mad Men à l’IA : 20 ans de révolution marketing 00:09:24 IA, créativité et confiance : comment les marques peuvent encore se différencier ? 00:12:24 Les focus groups sont-ils en train de tuer la créativité ? 00:16:25 Quand le marketeur devient entrepreneur 00:21:08 GetiTrade : comment marketer une industrie qui ne l’est pas ? 00:25:37 Comment créer une marque pour un marché qu’on ne connaît pas ? 00:31:52 Marketing en Afrique de l’Ouest : pourquoi les règles changent 00:35:15 WhatsApp, terrain et distribution : un autre marketing digital 00:39:30 Comment mesurer son marketing quand la data n’existe pas ? 00:42:00 Digital vs terrain : comment construire une marque locale 00:46:23 Aller vite plutôt que chercher la stratégie parfaite 00:49:10 Data vs intuition : de quoi un marketeur a-t-il vraiment besoin ? 00:52:27 À quoi ressemblera le marketing à l’ère de l’IA ? 00:58:34 L’IA va-t-elle faire disparaître les juniors du marketing ? *Simba Digital* SHIFT est produit par Simba Digital, l'agence de performance marketing des CMO. 🦁 https://simba-digital.ch/ *Les partenaires de cet épisode* : 🚀 Brevo : Une plateforme tout-en-un pour gérer vos campagnes email, votre CRM, vos SMS et vos automatisations. Profitez de 50% de réduction pendant vos 3 premiers mois avec notre lien : https://get.brevo.com/0htya ou en utilisant le code SHIFT. 🍪 Biskoui : La solution 100% Swiss made de gestion de consentement aux cookies, conforme nLPD et RGPD. Toutes les données sont hébergées en Suisse, la bannière est personnalisable et l'installation est simple quel que soit votre CMS. Profitez de 25% de réduction la 1ère année sur les versions Basic, Plus ou Pro avec le code SHIFT25 : https://biskoui.ch/
Max Andersson de La SavaneAvant, c'était George Clooney qui l'amenait son image et ses pouvoirs de transmettre une marque. Aujourd'hui, tu as un garçon ou une fille de 22 ans, il a 2 millions de followers.
Alexandre Weber de La SavaneAbsolument. Nous, on voit vraiment cette transition vers l'importance de la confiance parce que dans un monde avec l'IA où tu peux produire beaucoup plus de contenu beaucoup plus facilement, la créativité, elle perd aussi un peu de sa valeur. Comment maintenant du coup une marque doit se différencier selon toi, gagner la confiance des gens ?
Max Andersson de La SavaneAujourd'hui, les IA permettent à des personnes qui savent faire les choses d'accélérer leur speed of action de manière incroyable.
Alexandre Weber de La SavaneRed Bull, ils ont fait goûter à plein de gens, c'était dégueulasse, c'était de toutes petites canettes au début, c'était très cher, tu vois. Puis en gros, tu es là-bas, tous les focus groups étaient là, bah non, c'est cher, c'est pas bon, ça va jamais marcher, ça va jamais marcher. Et c'est en fait des choses qui sont pas forcément logiques qui vont fonctionner.
Max Andersson de La SavaneAvant de plonger dans l'épisode, on voulait prendre juste quelques secondes pour remercier notre partenaire Brevo. Si vous gérez des campagnes d'email, un CRM, des automations et que vous utilisez encore trois, quatre outils différents pour faire ça, c'est le moment de changer. Brevo, c'est une plateforme omnicanale française aujourd'hui valorisée à plus d'un milliard d'euros qui vous permet en fait de gérer toutes ces fonctionnalités à un seul et même endroit. Donc avec un seul outil, vous pouvez gérer vos emails, vos SMS, vos chats, votre CRM, vos automations. Donc c'est vraiment extrêmement puissant. Et ce qu'on aime vraiment chez eux, parce que nous aussi on est des utilisateurs Brevo, c'est leur modèle de prix. Vous payez par rapport au nombre d'emails que vous envoyez et non pas par rapport à la taille de votre base. Alors pourquoi c'est intéressant ? Parce que plus vous grandissez, plus ça devient rentable. Mais aussi et très important aujourd'hui, c'est européen donc RGPD compliant et toutes vos données sont totalement sécurisées ici en Europe. On vous met le lien en description pour bénéficier de 50 % sur les trois premiers mois. Vous pouvez utiliser aussi le code SHIFT pour bénéficier de l'offre. Et maintenant, c'est parti pour le podcast. Aujourd'hui, on discute avec Massimo Kæthi. Massimo, c'est le CMO d'une société qui s'appelle Getty Trade. Getty Trade, c'est d'abord des négociants en matières premières. Donc déjà le marketing dans ce domaine-là, dans cette industrie, extrêmement intéressant d'en discuter avec lui. Et puis ensuite, on a discuté d'une spin-off de cette société qui s'appelle Goodle, qui est une marque en fait FMCG, donc un marketing et une communication totalement différente. Donc comment est-ce qu'il a géré les deux ? Comment est-ce qu'il a poussé ces sociétés dans des marchés qu'il ne connaissait pas ? Parce que Goodle est principalement présent dans l'Afrique de l'Ouest. Comment est-ce qu'on fait du marketing dans un pays qu'on ne connaît pas forcément ? Il faut apprendre les codes, il faut apprendre, il faut y aller, il faut essayer d'imaginer à quoi ça ressemble. Il faut aussi comprendre le consommateur final. Donc ça, c'était extrêmement intéressant. Et puis avec lui, on a aussi discuté de son aventure entrepreneuriale. Il a lancé trois restaurants à emporter, de pizza à emporter ici à Genève. Et on a un peu échangé sur qu'est-ce que c'est de faire du marketing quand il s'agit de notre propre boîte en tant qu'entrepreneur ou quand on le fait pour une entreprise extérieure. Donc voilà, on a vraiment analysé et disséqué plein de marketing et plein de types de communication différents. Donc un épisode assez intéressant et vraiment passionnant. J'espère que cet épisode vous plaira autant qu'à nous et bienvenue dans SHIFT. Massimo, bienvenue. Bonjour. Un plaisir de t'avoir. Un plaisir, vraiment. Écoute, aujourd'hui on va parler de toi bien évidemment, de marketing. Pour commencer, juste pour situer un peu et pour donner une idée aux gens, tu as fait 11 ans en agence traditionnelle, on va appeler ça, dans la partie créa. Exactement. Avant le côté créatif. Avant de mettre les chemises. Avant de mettre les chemises et tu as gentiment changé entre guillemets, pas forcément évolué mais dans le sens où tu as beaucoup bougé, tu as eu un parcours entrepreneurial aussi, on va en parler après ici en Suisse. Si on prend cette partie agence, créa, un peu comme on le voyait dans les films Mad Men et cetera, et aujourd'hui le marketing général, la data et cetera, on en est où selon toi dans cette grande ligne du marketing? J'ai commencé à Sachi, c'était février 2003 je pense, avant au début du digital. En fait, j'étais le premier copywriter, tu vois les agences de publicité, le département créatif se divisait par copywriter, plus à l'aise avec les textes, et les art directors, le directeur artistique, qu'il crée une équipe à deux. Et en fait, j'étais le premier copywriter pour Sachi sur la partie digitale, qui autant c'était une petite petite chambre dans une grosse agence de publicité à la télévision par tous. Et en fait, dans les premiers moins de 2 ans, tout a changé déjà. 2005, les nouveaux directeurs de la création de Sachi Rome, c'était nommé un ancien web designer en fait. Tout a changé, j'avoue vraiment la transition dans le monde de la publicité qui en théorie c'est les plus avancés, les plus à l'aise avec les changements et les plus avancés par rapport à qu'est-ce que ça passe. J'avoue vraiment les changements entre la publicité traditionnelle, TV, print, radio, et la partie digital qui au début c'était une petite petite partie et donc vraiment un délai de rien, 2 ans, ça change, c'est vraiment rien. Il a révolutionné les marchés de la publicité, pas seulement Sachi, toutes les boîtes, ils ont vu cette transition là. Et ça c'est pour vous dire que en fait depuis ça, tout a changé encore. J'ai passé comme tu as dit bien 11 ans chez Sachi, j'avoue la transition au digital, j'avoue la transition entre une agence de publicité aussi grande comme Sachi, un network énorme, mais qui c'était après dans 2007 acheté par un autre gros groupe, le groupe Publicis. Et j'avoue la possibilité de voir vraiment les changements dans la gestion de l'agence de publicité. Avant, c'était chaque agence, Sachi, Mecaneric, Publicis, Le Bournet, tout en compétition l'une avec l'autre. Après dans un délai de 1 ou 2 ans, tous sont devenus partis du même groupe. Et tu as vu dans la même agence qui fait la publicité pour un produit de tabac et juste à côté les mêmes groupes, les différentes agences mais avec le même groupe, qu'il a fait la publicité pour Nicorette pour arrêter le feu, tu vois. Qu'est-ce que je dis? J'avoue vraiment un énorme changement dans le domaine de la publicité. Il y a eu ce changement donc le digital que tu as vécu. Oui. Est-ce qu'on est maintenant un autre, comment tu dis, tournant? Alors il y a l'IA peut-être, oui forcément, il y a d'autres choses qui arrivent et cetera. Est-ce qu'il y a maintenant un deuxième tournant dans le marketing? Un troisième. Je pense que les étapes au niveau de ce processus dont tu parlais, c'était première partie, début de la publicité en ligne avec les limites des limites maximales des poids pour les bannières. Ça c'était vraiment le début. Après on a vu toute la transition vers les sites web, les tout qu'est-ce que c'est les sites de n'importe quelle entreprise et ça c'était déjà un enjeu. Il y a Google, le SEO et cetera, la recherche. Exactement, Google et toutes les recherches, tous les mots, le SEO et toutes ces choses-là. Après on a vu une autre transition quand les réseaux sociaux sont arrivés. Il faut pas oublier. Aujourd'hui, on est encore fort dans cette transition là qui est commencée ça fait quelques années, quand toutes les entreprises ont besoin d'un réseau social sans savoir qu'est-ce que faire. Exactement. J'ai besoin mais je sais pas comment faire. Et exactement. Et ça c'est un changement que c'est l'importance de c'est visible encore aujourd'hui et ça c'est vraiment un énorme problème pour les agences de publicité d'aujourd'hui qui ont besoin de passer de un business qui est lié à la créativité avant et aujourd'hui c'est un business lié à la connexion des idées de différents channels avec par exemple les influencers. En avant, on a vu les ambassadeurs de la publicité, George Clooney, des choses comme ça, qui sont simplement des visages et des personnes qui se prêtent leur image pour une marque. Et mais tout c'était encore géré dans la partie de la créativité par les agences de publicité. Et aujourd'hui, c'est énormément changé parce que aujourd'hui tu as pas plus ça, tu as besoin d'avoir des liens avec des influencers, des mecs de 20 30 ans maximum, qu'il a un énorme réseaux sociaux, qui fait un peu tout ce qui suivent parce que ce sont eux les nouveaux stars, parce que eux il a l'accès à les cibles. Tu vois. Avant, c'est George Clooney qui l'amenait son image et ses pouvoirs de transmettre une marque. Aujourd'hui, tu as un garçon ou une fille de 22 ans, il a 2 millions de followers. Absolument. Et c'est intéressant parce que ça c'est vraiment une énorme révolution et la troisième révolution, c'est qu'est-ce que tu as parlé de l'IA, que ça change encore plus tout le domaine. Et vraiment, j'étais content franchement de quitter la publicité traditionnelle, d'abandonner le bateau avant qu'il tombe. Mais aujourd'hui justement, on voit cette transition avec l'IA qui est assez importante. Et tu parlais des influenceurs, c'est intéressant, la communauté. Et nous, on voit vraiment cette transition vers l'importance de la confiance parce que dans un monde avec l'IA où tu peux produire beaucoup plus de contenu beaucoup plus facilement, la créativité, elle perd aussi un peu de sa valeur parce que tu peux demander à ChatGPT de créer quasiment n'importe quoi, même la
un un nerf central du problème parce que c'est vrai qu'aujourd'hui on a les problèmes de l'IA qui s'attendent à rendre tout apparemment plus facile mais en réalité ça rend tout plus plat parce que si tu fais le même prompt, si tu tu demandes n'importe quoi à l'IA, elle te va bien à à créer une structure qui que ça te ressemble parfait, magnifique mais c'est vrai aussi que ça devient de plus en plus difficile de laisser l'espace pour les idées différentes. Et sans les idées différentes que ça permette aux marques vraiment de sortir du bruit du marché. Avant quand même on a vu des gros problèmes dans la publicité aussi hein parce que avant l'IA on a vu un autre souci que ça crée beaucoup de problèmes pour créer des choses différents qui sont simplement les tests, les focus groups. Tu demandes à Ipsos, tu demandes à à Nielsen ou n'importe quel centre de recherche de tester tes idées avant de la sortir et et j'avoue les résultats de ces tests c'est que toutes les publicités sont été toujours les mêmes. Ouais mais c'est moi je il y a souvent cette phrase tu sais qui dit euh euh je sais plus comment mais je sais plus qui a dit ça mais tu sais qui expliquait Red Bull c'est ils ont fait goûter à plein de gens, c'était dégueulasse, c'était très petit, c'était de toutes petites canettes au début, puis c'était très cher tu vois et puis en gros tu es là-bas tous les focus groups étaient là-bas non, c'est cher, c'est pas bon, ça va jamais marcher. Et ça va jamais marcher et et c'est en fait des choses qui sont pas forcément logiques qui vont fonctionner et dans la créativité ça passe aussi par là en disant mais en fait un focus group va peut-être te dire cette manière de voir ce branding, ce ce cette pub elle est elle va pas fonctionner et pourtant oui parce que on n'est pas logique en tant qu'humain et qu'il y a d'autres choses qui vont faire que ça fonctionne. Absolument. Et ça devient compliqué avec Tu sais il y a pas mal de maintenant il y a pas mal de d'audiences synthétiques, des fausses audiences digitales sur lesquelles tu peux tester ouais. Non mais c'est vachement intéressant c'est que tu sors ta pub et tu la testes sur une audience synthétique, sur une fausse audience au lieu d'aller vraiment le tester, de mettre ton argent sur Meta en disant je vais tester ces deux visuels là, tu testes d'abord sur une audience synthétique qui va te dire bah il y a celle-là, tu tu remontes d'un cran encore. Et et euh je aujourd'hui je sais pas, je sais pas si c'est une bonne chose et puis du coup ça va être plus qualitatif ou si en fait on s'enfonce dans un truc de tu vois encore plus de tests en amont en amont puis en fait il y a jamais rien de nouveau qui sort. Je sais pas c'est pour ça que je me dis qu'on est vraiment à un moment donné et la question que j'avais pour toi au tout début de ça c'était de dire est-ce que pour toi on va revenir vers une vers cette créativité Mad Men tu vois d'essayer vraiment faire des choses différentes parce qu'en fait tout le monde va utiliser l'IA, il y aura beaucoup de bruit, tout le monde pourra le faire et c'est très bien les petites boîtes elles pourront mais les grosses boîtes qui ont le budget est-ce qu'elles vont pas ré euh comment tu dire remandater des boîtes créatives pour venir avec une idée un peu complètement différente Absolument. ce qui était un peu mort pendant un long moment. Oui et bon c'était vraiment alors les problèmes des des humaines sont toujours les mêmes. Aujourd'hui on a des outils différents pour dommager cet aspect-là. Avant comme j'ai dit c'était les focus groups, les tests, les groupes de recherche parce que les problèmes de cette focus group là c'est que les publicités que ça marche bien sont les publicités que ça touche les émotions et c'est très difficile de mettre une émotion dans un laboratoire. Tu peux créer un environnement que c'est presque réel, tu peux prendre des vraies personnes, des vrais consommateurs et le demander mais dans le même moment dans lequel tu demandes à quelqu'un une question, tu poses une question tu sortes automatiquement dans la naturalité de la réaction des gens. Je vous fais un exemple que ça peut être utile à comprendre. Autant j'ai travaillé sur une campagne pour des céréales, ok? Dans pour les enfants et dans lesquels il y a où c'est les rois, les bons héros des céréales qu'il prend tous les céréos du monde et là les vilains, la personne méchante qu'elle vole un paquet de céréales à les enfants qui sont tout triste et tous ces cartoons tout dans l'espace, rien de réel normal, c'est normal. Il a fait un focus group et la la question qui est sortie c'était ah mais mais comme c'est possible que c'est lui c'est le roi de tous les céréales si s'il vole seulement un pack de céréales c'est pas un problème, il lui aura des autres packs. Alors on a perdu un autre mois de round de créativité et à la fin on est sorti avec qu'elle voulait trois packs de céréales. Ça change tout. Ça change tout énormément. Fixer le problème, bam on passe au prochain. Ça c'est pour dire que c'est vraiment difficile de demander de sortir dans la réalité et de tester des idées dehors de la réalité. Et ça c'est et la solution autant et la solution aujourd'hui avec l'IA c'est toujours la même. C'est la capacité des humains de comprendre qu'est-ce que ça vaut la peine de se demander au niveau de poser au niveau des questions et qu'est-ce que ça vaut pas la peine. Tu vois l'importance c'est toujours au centre c'est l'humain et l'humain il aura la possibilité de comprendre vraiment la différence entre des vrais soucis ou des soucis qui sont pas corrects à se poser. Ok, on verra ce que ça c'est une grande question, c'est un truc que à chaque fois je me pose les questions et après j'arrive jamais à vraiment face à cette personne mais à faire des hypothèses de à quoi ça va ressembler, ça va tellement changer et cetera donc c'est vraiment Oui mais les les parcours sont tous les jours toujours toujours les mêmes. Au niveau client, je parle maintenant comme publicitaire quand les marques sont les clients il a besoin de éliminer les risques. Et la meilleure manière de éliminer les risques autant c'était les focus groups pour réduire les risques de d'en faute. Aujourd'hui la meilleure de réduire les risques c'est de de faire gérer ta publicité par des ressources en IA qui savent beaucoup plus que que tout le reste et ça ça donne simplement la perception de la sécurité. Mais en fait le résultat final c'est toujours le même, c'est que tu auras quand même besoin de vrais humains qu'ils savent ou qu'elle peut ressentir les sensations, l'émotion pour gérer les bonnes idées dans les mauvaises idées. Et et ça c'est vraiment intéressant. Euh peut-être sur un autre sujet on parlait de ton parcours entrepreneurial avant qu'on passe à on va dire ton ton actualité. Donc tu as eu un tu as bifurqué vers l'entrepreneuriat à un moment donné, tu as ouvert un restaurant takeaway de comment on appelle ça Pizza Slice, des parts de pizza à la tranche, merci. qui s'appelait Tu en avais trois Ouais. en Suisse romande à Genève, trois à Genève. ma question sans trop rentrer dans cette histoire là parce qu'on pourrait faire tout un autre podcast là-dessus mais quand tu fais du marketing en tant qu'entrepreneur pour ta société est-ce que tu c'est le même marketing que tu fais pour un client, tu vois ce que je veux dire? C'est tellement différent en fait. Ah oui bien sûr. Tu es beaucoup plus courageux quand c'est pas ta marque. Mais beaucoup énorme. Là tu as fait beaucoup de focus groups. Ah oui énorme, pas même pas même. Mais c'est intéressant tu vois d'avoir les deux parce qu'il y a pas beaucoup de marketeurs qui ont été entrepreneurs et qui sont là mais il a c'est logique, il faut faire ça, c'est bold, c'est incroyable, ça va changer et tout puis quand c'est ta marque tu dis ouais non mais attends attends deux secondes, on va peut-être réfléchir un peu et cetera donc c'est pas la même c'est une approche qui est différente. Tu l'as vécu. Tu as absolument raison. Pour moi en fait l'expérience de mon expérience comme fondateur c'était mon MBA en fait qui l'a permis à un ancien directeur de la création un peu spoiled, un peu concentré sur les gagner à Cannes, avoir beaucoup beaucoup des des réactions du monde n'importe s'il parle mal ou bien l'important que on parle de l'idée. Et et m'a permis de comprendre vraiment les problèmes réels d'un fondateur qui qu'il a pas l'objectif de gagner à Cannes, il a l'objectif de survivre, de faire grandir son idée, de la donner des bases solides, de faire se comprendre un public que c'est en fait elle est pas au courant de qu'est-ce que tu fais. Aussi si tu vends de la pizza comme nous on a fait, on a vraiment besoin de éduquer les clients avec moins de créativité mais plus de structures dans notre communication. Ça c'était une des leçons les plus importantes que j'ai appris en tant que directeur de marketing de Tu peux élaborer un petit peu là-dessus, je trouve intéressant parce que effectivement quand tu bosses chez Sachi ou sur des grosses marques on réfléchit très différemment de quand on est sur un petit business local où tu es plus proche du consommateur final et cetera. Comment est-ce que tu as établi un petit peu ta stratégie au départ, comment tu voyais ça, comment tu comment tu imaginais du coup ça et comment ça a changé par rapport à ce que tu imagines. Alors ça c'est aussi intéressant. Au début je suis franchement tellement concentré comme fondateur sur la réalité de la boîte que j'ai pas même eu la possibilité de dédier beaucoup de temps à réfléchir à comment la pousser, comment créer la marque même parce que vraiment quand tu es un fondateur tu fais tout ça. Dehors de la pizza heureusement j'ai j'avoue des excellents personnels sélectionnés en Italie pour pour faire la pizza, pour les produits mais tout le reste c'était moi qui l'a fait. Ouais c'est le loyer, c'est les employés, c'est les autorisations, c'est les l'argent à la caisse, on a ouvert
et après on a ouvert une avant de partir et moi j'ai passé mes journées à faire les courses entre la banque, entre les fournisseurs pour acheter des petits trucs. Tu vois, ça c'est pour dire que ça me permet de comprendre vraiment que quand j'ai travaillé dans la publicité, j'ai pensé que ça c'était le corps d'un marque. Ça c'était vraiment le corps pulsant d'un marque et ça permet à un marque d'exister. Mais j'avoue la réalité que c'est pas ça. Euh la réalité c'est vraiment de d'avoir une vision globale de ton entreprise et comprendre combien d'énergie dédié à chaque aspect de ton entreprise et l'habileté aussi de déléguer. Ça c'était la plus gros euh apprentissage que j'ai eu euh quand j'ai passé de chef de la création pour à à presque conducteur d'un triporteur avec la la marque Ça c'était la plus grosse leçon, je pense. Intéressant. Et juste après ou même à un moment donné ça s'est chevauché, il me semble, tu as tu as commencé à travailler avec euh Oui. Euh après. Tu tu l'expliqueras mieux que moi mais mais mon point est le suivant. c'est donc une société qui fait de la la négoce de de de matières premières, notamment voilà, notamment dans les produits laitiers et cetera. J'invite les gens déjà un à aller voir le site. Pourquoi? Parce que on parle de voilà, on arrive sur le site, on découvre un univers qui est qui fit pas du tout avec mais du coup qui est très intéressant parce qu'on a envie de savoir plus, on a envie de comprendre. J'invite les gens à aller voir le site parce que déjà ça c'est je pense intéressant. Ça on pourra en parler parce que j'imagine que c'est aussi toi qui a qui a commencé à mettre ça en place et pourquoi tu as voulu le faire de cette manière-là. Mais donc c'est négociant matières premières, ils ont euh plusieurs marques principales, je fais simple et puis tu pourras rajouter, mais en Afrique de l'Ouest euh notamment une marque de lait en poudre, si je dis pas de bêtises. Euh voilà, c'était le premier produit et après il y a d'autres produits qui sont venus dessous et cetera. Donc tu avais un peu ces deux aspects, donc tu avais la marque en tant que marque de négociation et puis après chaque sous-marque avec des marques spécifiques dans des pays que tu connais pas forcément, qui étaient en Afrique de l'Ouest principalement. Déjà première question, c'est quand tu commences à travailler avec eux, c'est quoi ta réflexion sur euh le branding d'un d'un ou la marque, tu vois, d'un d'un négociant en matières premières. On va voir le site, je prends les gros hein, Trafigura et compagnie, c'est c'est pas très drôle quoi, dans le sens c'est très corporate, c'est très business. Bien sûr. Pourquoi tu es arrivé avec cette idée un peu différente, comment tu y es arrivé, pourquoi tu as voulu faire ça et quel est le rationnel derrière? Alors en fait, c'était pas la mienne idée, ça c'était l'idée des fondateurs. En fait, c'est une boîte de trading qui existe depuis 30 ans et créée par la mère des fondateurs de et qu'elle a géré sa boîte de trading pendant des années, elle a fait agrandir. Bon, trading elle a pas besoin de grosses équipes, c'est vraiment un domaine énormément différent par rapport à les FMCG. Quand euh les les fondateurs de il a repris l'activité depuis sa mère, il a choisi de créer en sorte de spin-off une une autre activité entrepreneuriale euh appelée qui c'est spécifique pour au début c'était spécifique pour créer un marque qui sera après distribué dans l'Afrique de l'Ouest. Mais vraiment les deux entités sont partis de la même famille mais sont et complètement séparés. il était et ça reste un trading euh une boîte de trading qui fait pas seulement des produits laitiers, du cacao, fait il fait du trading de beaucoup de matières premières différents. Et c'était la première expérience dans la famille de Quand je parle de la famille, je parle vraiment de la famille, c'était la mère et son fils. Euh le qui a choisi de créer une autre activité entrepreneuriale énormément différent par rapport à la première, que bien sûr utilise l'expertise créée euh depuis beaucoup des années de d'activité de domaine, mais c'était vraiment énormément différent. Quand j'ai commencé à travailler avec eux, euh au début c'était vraiment un seul produit, un petit test de je pense vendu à je pense à la Côte d'Ivoire avec un branding qui que c'était simplement un logo fait à la maison chez eux. Je pense le frère il a fait, il a fait un bon travail. Et et un sac, un sac de 25 kg de lait en poudre. Et ça c'était tout le branding. Et c'était sympa de travailler avec avec eux parce que ça m'a m'a permis de avec l'expérience d'avant de la pizzeria, de comprendre les vrais soucis d'un entrepreneur, avec l'expérience encore avant de l'agence de publicité, l'importance de créer un brand qui qu'il est capable de communiquer à une audience que que c'est tout le monde en fait en Afrique. Et et c'était ça la la joie de travailler avec eux, de de les donner d'aide à à créer un marque avec un fort concept, avec une forte idée de organisation, mais sans savoir beaucoup d'expertise dans le monde du marketing, dans le domaine du branding. Mais comment tu crées du coup cette marque pour ces gens et ce marché que tu connais pas forcément très bien? Peut-être que eux connaissaient bien le marché. Euh Relativement. OK. Parce que ça je me dis c'est quand même tu c'est intéressant, tu vois, c'est un produit laitier. J'invite aussi les gens à aller voir le site de parce que c'est drôle c'est drôle aussi la manière dont c'est fait. Euh mais ce produit qui est monoproduit d'essayer de le distribuer d'un coup en Afrique de l'Ouest, créer la marque pour là-bas. Est-ce que vous avez est-ce que vous vous êtes dit on va juste essayer quelque chose, on va lancer, on verra bien ce qui se passe ou est-ce que vous avez vraiment poussé la réflexion sur quel type de branding pourrait bien fonctionner là-bas? C'était quand un peu cette réflexion au départ sur la création de cette marque? Le premier étape c'était avant encore avant de commencer, j'ai passé une semaine en Côte d'Ivoire à voyager un peu partout la Côte d'Ivoire avec les autant et et en fait c'était c'était fondamental de comprendre comme comme il marche là-bas. Ouais, l'observation déjà, juste regarder quoi. Regarder, vivre vraiment la réalité de les gens euh qui l'habitent là, garder, comprendre vraiment la chaîne de distribution, d'où ça part et où ça arrive, euh comprendre la la différence entre les marchés traditionnels, que sont les marchés dans lesquels ces produits est distribués. Et quand je parle de marchés marchés traditionnels, je parle vraiment des marchés à ciel ouvert avec des tables, des gens qui les marchés que nous on se souvient peut-être. Exactement. C'est là qu'il a une autre manière de réfléchir. Et la difficulté mais aussi la joie de d'offrir quelque chose de différent, c'est de essayer de faire le comprendre à pas penser seulement au prix. Au début la publicité, c'était le prix, le prix plus bas. Et à petit à petit, on a réussi à faire le comprendre l'importance d'un produit de qualité meilleur, bien sûr avec un prix que ça permettre de les faire bouger mais c'était toujours une question de comprendre leur exigence et notre objectif. Mais en fait si si on va apprendre le dernier mot que j'ai dit, leur exigeant leur exigence et notre objectif, c'est c'est toujours le même travail. Si tu fais en publicité pour un marque de automotive comme je l'ai fait avant en Italie ou de pharma comme je l'ai fait ici à Genève, c'est toujours la même question. Après les réponses sont différentes mais tu as toujours besoin de comprendre l'exigence de ta cible ou de ta chaîne de distribution et comment faire le pour ton objectif. Euh c'était ça. d'avoir un là ton client donc on va dire avec qui tu dois discuter, négocier entre guillemets en disant on va créer une marque qui va s'adresser directement au consommateur, ce que eux n'avaient jamais fait avant parce que c'est un marché de négoce donc tu enfin c'est B2B entre guillemets, c'est tu des grosses quantités et là ton produit va finir sur une table dans un marché en Côte d'Ivoire. Le branding n'est pas le même, l'histoire que tu racontes derrière n'est pas la même, la distribution n'est pas la même et cetera. Donc c'était c'était un nouveau euh un nouveau terrain de jeu d'une certaine manière. Que ça c'était facile, j'imagine pas mais est-ce que c'était avec eux de justement parce que on vend et puis on vend un container. Oui mais après il faut le sortir, faut que ça sorte, faut que les gens l'aiment, faut que les gens rachètent, faut que tu as une stratégie différente derrière aussi sur ce genre de produit. Est-ce que ça c'était compris au sein de la boîte et vous avez travaillé là-dessus ou il y avait un peu un clash au début euh? Alors non, clash non parce que en fait avec les fondateurs de de j'ai eu toujours un rapport très ouvert. Et c'était j'oublierai jamais la première fois que on a vraiment on a choisi de travailler ensemble. Lui il a dit Massimo, c'est la première fois que j'engage quelqu'un et j'ai aucune idée de qu'est-ce que lui peut faire pour moi. Je sais pas ce que tu vas faire de tes journées mais fais-le bien. Mais je pense que j'ai besoin de toi et c'était vraiment sympa et réfléchis. C'était un peu un peu rafraîchissant pour moi parce que j'ai toujours travaillé avec des chefs de marketing avec beaucoup beaucoup des années d'expérience qu'ils pensent qu'ils savent tous. Et et c'était vraiment intéressant de travailler avec quelqu'un qu'il qu'ils savent qu'est-ce qu'ils savent et ils savent qu'est-ce qu'ils savent pas. Et ils savent qu'est-ce que j'ai pour la possibilité d'un
d'expertise dans son équipe. Ça, c'était vraiment la base de notre rapport. Moi, je sais que je ne connais pas beaucoup des choses qui sont par rapport à la à la logistique du produit et tous les tous les soucis liés à la production des produits avant que ça arrive dans les marchés et je je sais que j'ai besoin d'apprendre d'eux. Et lui, la même chose. Ils savent que lui sait savent certaines choses, mais il a besoin de moi sur certains d'autres. Et c'était pas facile, bien sûr, hein. Je Au début, tu Vous imaginez la la mentalité de du trading, c'est toujours les secrets. Et moi, je suis la publicité, le marketing, c'est de faire savoir à tout le monde. C'est vraiment un un petit clash de mentalité. Mais s'ils la respectent des qu'est-ce que c'est vraiment important pour l'un et pour l'autre, c'est faisable de faire des grandes choses. Et bon, on est contents. Depuis des années, je travaille encore avec eux et ça signifie quelque chose s'est passé. On prend juste quelques secondes pour remercier notre partenaire biskuit.ch et ensuite, retour au podcast. Dans Shift, on parle souvent de data, de tracking et de performance, mais rarement de ce qui se passe légalement derrière. Et c'est un point vraiment crucial aujourd'hui car en tant qu'entreprise, spécialement en Suisse, c'est votre responsabilité de vous mettre en conformité. Biskuit, c'est la solution 100 % Swiss made de gestion de consentement aux cookies conforme à la NLPD et à la RGPD. Et ce qui est intéressant avec eux, c'est que toutes les données de consentement sont hébergées en Suisse. La bannière est entièrement personnalisable, ils génèrent gratuitement une politique de cookies sur mesure et l'installation est super simple, quel que soit votre CMS ou votre site web. Vous pouvez utiliser le code SHIFT25 pour bénéficier de 25 % de rabais la première année sur les versions basique plus ou pro. On vous met le lien en description pour découvrir leur solution. Maintenant, retour au podcast. Je suis assez curieux de de comprendre justement le marketing en Afrique ou comment tu comment tu implémentes ça parce que c'est quand même très différent évidemment de des marchés européens ou occidentaux de manière générale. Est-ce que les stratégies de diffusion, de visibilité, etc. que tu utilises pour une marque comme Goodless sont quand même similaires ou est-ce que c'est très différent? Parce que tu dois passer ce que tu dis, il faut faire connaître la marque, il faut changer la mentalité des gens, etc. Les gens sont sur les marchés, ils sont pas forcément sur les réseaux sociaux ou à rechercher sur Google ou ou même j'ai aucune idée de l'utilisation d'IA d'ailleurs en Côte d'Ivoire ou en Afrique de manière générale, mais comment est-ce que tu approches du coup ce marché-là? Comment est-ce que est-ce que les outils sont différents? Est-ce que les méthodes de marketing sont différentes? Tu peux nous expliquer un petit peu à quoi ça ressemble? Absolument, sont totalement différents parce que comme j'ai dit tout le temps, les questions sont tous les toujours les mêmes. Mais les réponses changent de projet à projet, de domaine à domaine. Et ça signifie que nous, on a besoin de comprendre avant de tous la distribution du produit. C'est distribué, ça arrive au port, après c'est dédouané, après ça passe dans beaucoup de mains différents entre grossistes, demi-gros, détaillants pour arriver jusqu'à à les bouches des personnes qui qui les consomment. Et après, on a besoin d'étudier cette différente étape et de comprendre comment communiquer au mieux dans chaque chacune de ces étapes. Et nous souvent aujourd'hui, on on est entre de lancer relancer une marque de de café instantané dans lesquelles bon, c'est un produit que qui qui a des compétiteurs assez costauds, un surtout c'est Nescafé qui est partout dans l'Afrique de l'Ouest. Mais nous, on a la possibilité à travers une mentalité plus spécifique et plus dédiée à l'Afrique de l'Ouest de comprendre comment communiquer en manière différente. Par exemple, c'est fondamental d'avoir la distribution du produit dans beaucoup de marchés différents. Et au niveau de visibilité, c'est 10 fois plus important d'avoir la visibilité dans les marchés plutôt que dans les rues avec des grosses billboards ou à la télévision. Donc le produit, il faut qu'il soit là, il faut qu'il soit visible. Il faut qu'il soit là et la marque, comment on peut amener la marque en plus d'amener le produit? On a offert à beaucoup de des boutiquiers la peinture de leur boutique. Imaginez, je vous parle vraiment des marchés traditionnels dans lesquels il y a de la poussière partout, il a de la confusion dans dans les dans lesquelles les les boutiques sont pas comme comme nous on entend les boutiques. Et déjà d'offrir à notre distributeur grossiste, demi-gros et surtout détaillants la possibilité d'avoir un boutique propre, un boutique fait avec la peinture, c'est déjà un énorme cadeau que nous on a fait avec eux et c'était un énorme cadeau à nous aussi parce que ça nous permet vraiment de de faire la publicité dans le meilleur touchpoint du consumer journey directement sur le marché. Les personnes se promènent, ils vont au marché et ils voient entre beaucoup de petites tables des gens qui crient un peu partout ou un magasin propre, tout bleu, tout avec la marque et qui du coup ressort forcément du lot, qui se différencie et du coup il y a vraiment un facteur de différenciation là-dedans. C'est hyper intéressant. Et le rôle du digital dans cette dans ce processus-là? Parce que j'imagine comme n'importe quel marché, il y a du du digital. Si tu l'as vu en amont sur TikTok, tu vois, si tu l'as vu en amont sur TikTok ou sur Instagram, tu as plus de chances de l'acheter quand tu arrives au marché, etc. Bien sûr. Ça fait partie de votre stratégie aussi? Oui, mais pas le digital comme nous on l'entend. En fait, notre on a jamais créé insisté beaucoup sur les sites internet. Vous avez parlé du site internet, mais nous la majorité de notre communication digitale, c'est sur WhatsApp. C'est ça que les gens utilisent là-bas. Vous imaginez que première chose, les réseaux, je parle de l'internet, ça coûte cher en Afrique. Et les personnes, elle a pas vraiment beaucoup la possibilité de passer longtemps à voir, à scroller Instagram, aux choses comme ça. Et alors on a compris que c'est toujours l'utilisation de WhatsApp, de communiquer à travers WhatsApp entre nous et nos clients de référence directement, n'importe s'ils sont boutiquiers, grossistes ou consommateur direct. Ça nous permit vraiment de de casser les murs que que ça nous empêchait avant pour communiquer avec eux. Vous avez un WhatsApp, un numéro WhatsApp, les gens peuvent poser leurs questions, demander où ils peuvent l'acheter s'ils sont dans cette région-là, etc. Exactement. Exactement. Et et c'est vraiment la communication directe. Nous on a pas investi beaucoup d'argent pour faire la publicité à la télévision, jamais fait, ou aussi des billboards, jamais. Mais nous, on a un réseau des personnes qui sont les boutiquiers, qui sont en fait avant les grossistes, qui sont liés avec les boutiquiers, qui sont liés avec leurs clients. Et tout cette personne-là, il a les numéros WhatsApp l'un de l'autre. Alors c'est ça notre channel de publicité principale au niveau digital. On a la Ce qui est intéressant parce qu'au final, ça veut dire que ils font presque le marketing pour vous en fait. C'est-à-dire que tu as pas besoin d'avoir une grosse infrastructure interne avec des des campagnes, des des trucs qui tournent sur le digital, etc. qui sont gérés dans un bureau par une équipe de 10 personnes. En fait, toi via ton réseau, il y a une sorte de de cascade de marketing qui se fait un peu naturellement via cette construction de canal direct que vous avez conçu avec eux. Absolument. Et et ça, ça nous permit de gérer au mieux un des soucis que comme vous savez, je travaille pas seulement pour Gedi Trade. Par exemple, j'ai fait récemment une expérience avec une marque de crème dermocosmétique distribuée dans les États-Unis et Asie et Europe pour les gros cliniques dermatologiques, vraiment l'opposé de Goodless, vraiment rien de plus loin de ça. Mais les problèmes sont été toujours les mêmes, être certain que notre communication, ça passe à travers chaque touchpoint sans être changée, sans être modifiée. Les contacts directs dans les cas de Goodless, ça nous permit vraiment de transmettre à tous nos clients et à tous nos consommateurs finaux les informations que nous on veut. Et c'était toujours les mêmes pressions, les mêmes problèmes, mais en manière de les fixer en manière différente avec la dermocosmétique. On a travaillé avec les distributeurs et les cliniques directement avec lesquelles on a travaillé main dans la main pour leur donner tous les outils marketing et publicitaires nécessaires. Les les contrôles du message, c'est la chose la plus importante dans une marque. Et n'importe si on parle d'un petit marque, d'une pizzeria à Genève, de dermocosmétique à New York ou de lait en poudre en Afrique, toujours les problèmes les plus grands des marketeurs, c'est de faire sortir leur pub et leur communication et de la faire passer de main à main sans la modifier. Et après, selon les marchés différents, il a des techniques différentes pour faire ça. Mais aussi une question que j'ai par rapport à ça, tu dis il y a deux choses qui sont très à l'opposé, la problématique elle est même, ce que je trouve intéressant, mais le système de mesure doit pour le coup être assez différent parce que autant sur une marque de cosmétique, la distribution, tu as peut-être plus de visibilité sur comment le produit passe d'une main à l'autre et du coup comment tu mesures aussi le succès de ta performance, de ton marketing, etc. Est-ce qu'avec une société comme Goodless, vous avez un peu moins de visibilité là-dessus mais au
vous êtes OK avec ça et et ça continue à bien fonctionner et à grandir quand même ou est-ce que vous arrivez quand même à mesurer du coup là, je sais pas la visibilité de la marque ou la pénétration de la marque ou ou même à quel point le message marketing traverse justement ces différents niveaux ou est-ce qu'au contraire vous acceptez cette part d'inconnue mais vous savez que la confiance est suffisamment large dans ce système là pour que ça fonctionne et vous voyez ça dans le chiffre final qui est finalement une augmentation du chiffre d'affaires. C'est ça. OK, c'est plutôt ça. C'est ça. N'oublie pas que la marque mère de Goodle, c'est comme vous avez dit, c'est une marque de commodity trading. Ça signifie le contrôle maximal de bout jusqu'à la fin. Et ça c'est bien la mentalité qui s'est appliquée aussi à la marque de Goodle. OK. Mais c'est différent d'avoir une conception, c'est impossible en Afrique d'avoir une des infos qu'il nous qu'il nous une agence qu'elle nous dit la pénétration de la marque dans les marchés. C'est c'est tellement difficile déjà de savoir la consommation générale dans un pays. Mais on a d'autres techniques. On a notre réseau de distributeurs, de vendeurs qui sont notre œil et oreille dans les marchés. Et et ça nous permet de savoir quand il y a un rumor concernant notre marque, quand Nescafé ça commence à être un peu embêté de nos présence sur les marchés avec les nouveaux produits. Vous comprenez c'est c'est vraiment humain mais bien sûr c'est c'est à travers key players dans les marchés qui sont notre partenaire, notre main, notre tête et notre œil. Mais question parce que alors pourquoi je la pose parce que pour nous c'est toujours intéressant de comprendre nous c'est notre métier de faire des campagnes digitales et quand on imagine le lancement d'une marque si maintenant on imagine le lancement d'une marque ici on va dire en Europe de manière générale ne pas faire des campagnes digitales, c'est presque inimaginable. Ça veut dire en fait tu dois construire une certaine confiance, une certaine visibilité et cetera et donc tu dois commencer à être visible là où les gens sont donc on va dire faire large mais les réseaux sociaux, Google et cetera maintenant ChatGPT et autres mais tu dois être présent ici. Comment vous gérez cette partie-là du coup sur ces marchés-là? Est-ce que vous avez voilà est-ce que vous faites je sais qu'il y a Goodle, il y a un compte TikTok par exemple je l'ai vu mais qui le gère? Est-ce que c'est géré à l'interne? Est-ce que c'est géré avec des gens sur place parce que c'est eux qui le font? Est-ce que vous faites cette partie digitale un peu entre guillemets traditionnelle parce que maintenant ça fait des années donc on peut le faire aujourd'hui mais est-ce que vous faites aussi cette partie-là pour que les tu vois de nouveau dans la création d'une marque c'est la personne qui va aller acheter du lait au marché, elle va déjà avoir vu 20 fois le Goodle et donc elle va arriver au marché, elle a plus de chances d'acheter le Goodle plutôt qu'une autre marque. Cette visibilité en amont comment vous la construisez ou vous en prenez même pas compte parce que vous passez uniquement par le réseau et ça suffit. Non, on fait les deux mais bien sûr c'est pas ça le cœur de notre campagne marketing mais quand même il faut de l'avoir. Alors considérez que aujourd'hui la marque Goodle est représentée pour plusieurs produits différents. Quatre ou cinq types différents de lait en poudre 25 kg vendus au kilo dans les marchés. Des aujourd'hui on est en lancement du café, on a des biscuits, on a des laits concentrés sucrés, on a des laits évaporés et on est en train de lancer aussi encore des on a fait les huiles végétales vraiment toute une gamme de produits différents. Chaque produit il a sa sa sa distribution et ses touchpoints par rapport au type de produits différents. Je vois par exemple que sous les cafés instantanés, on a besoin d'être beaucoup plus présent avec sur les réseaux sociaux parce que ça parle vraiment à le consommateur final. Bien sûr on a besoin de pas oublier la distribution mais pour le lait en poudre 25 kg, c'est important de l'amener là et de donner à le consommateur final la confiance que ça c'est un produit de bonne qualité. Pour les cafés instantanés, on a besoin vraiment de créer une marque, de créer une identité un peu plus émotionnelle aussi. Exactement. Une présence plus émotionnelle aussi sur les réseaux sociaux que on va qu'on est en train de lancer, on a ouvert les premières activités sur Instagram vraiment la semaine dernière et ça c'est qu'au début. Mais quand même aujourd'hui on est encore dans la phase dans laquelle on gère tous à l'intérieur de la prise avec avec les réseaux que on a là-bas. On on va travailler avec des agences locaux bien sûr mais ce sera plutôt pour organiser des activités sur le terrain qui bien sûr sera lié aux réseaux sociaux. Faire les réseaux sociaux seulement pour rester dans le monde du digital pour nous sera pas une stratégie gagnante parce que on a des compétiteurs qui sont trop présents sur le marché et cetera. Exactement. Ils sont trop costauds au niveau du budget digital. Nous on a besoin d'élargir les réseaux sociaux à travers ce lien avec les activités réelles qu'on fait dans le terrain. Et des activités de branding. Nous on est la marque Good Energy avec les cafés instantanés et on fera des activités de danses, de festivals, de musique, de comédiens sur le terrain et dans cette activité, on va présenter les produits, présenter la marque et présenter les réseaux sociaux pour créer notre communauté digitale. C'est un peu les par rapport aux grosses marques classiques. OK. Qui commencent sur le digital, restent sur le digital et après la télévision et après le digital qui sont comme des choses séparées. Nous on est petit, on est obligé à être pratique et à optimiser nos efforts. Et la manière la meilleure de faire ça, c'est vraiment de créer un lien entre le monde réel et le monde digital. Et et toi ton rôle aujourd'hui dans tout ça, comment il est structuré? Tu peux raconter un petit peu comment tu structures par rapport à toutes ces marques parce que tu as les marques existantes, tu as les marques nouvelles qui sont en lancement et cetera. Tu mentionnais aussi les autres marques pour lesquelles tu bosses. Comment est-ce que tu priorises? Qu'est-ce que tu regardes? Qu'est-ce que tu mesures? Comment est-ce que tu définis quelles vont être tes priorités de la semaine ou du mois? Chaque lundi c'est oh my god. Non, alors l'important et ça c'est la chose que j'aime faire le plus avec mes clients comme consultant marketing, c'est de donner leur aide au niveau des organisations et gérer les priorités. Parce que comme je vous ai dit, vous savez, j'étais fondateur moi-même et j'étais vraiment overwhelmed par les choses à faire et je savais pas qu'est-ce que la priorité. C'est plus important de faire ça avant, ça d'abord. Aujourd'hui qu'est-ce que je fais? C'est donner d'aide à les fondateurs pour organiser leur activité. Et j'ai la chance d'avoir vraiment des clients qui ont la confiance en moi et avec lesquels on peut vraiment structurer les activités en manière très très serrée parce que si on sait qu'est-ce qu'il faut faire avant, ça ça nous permet rapidement de le faire et de passer tout de suite à l'activité à la prochaine activité qui est liée à la première. Avant, il faut créer les études de marketing. Marketing, produit, price, distribution, tous les fameux 4P du marketing. Et ça c'est la première phase qui dans les grosses grosses boîtes, ça peut prendre un an d'études. Nous on peut la faire dans un mois parce que on sait que c'est plus important d'aller vite, consciemment vite et d'affiner avec le temps plutôt que avoir la base solide, étudier et après lancer, après passer à l'autre activité. C'est possible vraiment dans les petites équipes de créer une étude marketing solide 80 % que ça nous permet de créer un brand solide 80 % que ça nous permet de commencer des activités que on va commencer à petit à petit mais en fait dans 3 mois on est capable de faire bouger et d'apprendre plus on fait, plus on teste, plus on comprend et plus on va améliorer les activités. Tu as eu ce parcours entre créativité pure, on en a parlé au début en publicité, le parcours entrepreneurial qui t'a remis un peu les pieds sur terre. C'est sympa de faire un concept incroyable mais aujourd'hui je suis une petite boîte, je dois faire autrement et puis après un mix avec les différents clients que tu as aujourd'hui. C'est un mix un peu des deux. C'est quoi aujourd'hui le rôle selon toi de la on parle beaucoup de data en disant voilà plus on a de data, mieux c'est, j'ai l'impression, tout le monde dit ça. Est-ce que c'est vrai ou pas? Est-ce que à quel point toi qui as cet esprit créatif de base mais aussi ce pragmatisme, tu vas regarder la data quand tu commences à construire une marque ou est-ce que c'est pur émotionnel et intuitif dès le départ? Comment aujourd'hui tu fais rentrer cette data dans ton processus?
C'est large, mais dans ton processus marketing, tu vois. Bien sûr. Non, les data sont importants, sont fondamentaux pour pour comprendre où on est. Mais c'est vrai aussi qu'avec le temps, ces dernières années, on a vu une explosion des data, des data, des data. Après, on a tellement beaucoup de data que c'est impossible de les de les contrôler bien, de les étudier bien. C'est important vraiment de se poser les bonnes questions au début pour comprendre de qu'est-ce que information, de quelle data on a besoin. Et après, c'est important de pas oublier l'importance des data à travers tout le développement de la marque, pas seulement le lancement, mais aussi contrôler, vérifier et au cas où affiner les stratégies. Les data sont importants, mais c'est important aussi de pas se se bloquer sur la sur la, tu vois. Je pense que ça c'est c'est la question fondamentale. Ouais, je pense que c'est c'est c'est juste et c'est je pense c'est un peu le thème dont on a parlé tout à l'heure et on revient un peu à ça, c'est que aujourd'hui, il y a tellement de data, il y a tellement d'informations, on est tellement submergés par du contenu, par des avis, par ce que l'IA nous dit, ce que les recherches qu'on voit sur Google, par les influenceurs, etc. qu'au final, on est presque un peu perdus et donc on revient à quelque chose qui est finalement du fondamental. Et on revient aux fondamentaux qui sont voilà, une marque, un message, quelque chose de clair, la confiance dont on a parlé aussi. Et on a eu une espèce de phase sur les 25 dernières années avec l'essor du digital et des réseaux sociaux, etc. Et là, j'ai l'impression qu'on revient à quelque chose qui ressemble plus au marketing traditionnel de 2003. Oui, oui, dans une certaine manière, oui, absolument. Tu as absolument raison. Les data, l'IA, le web, le sont des outils au service des humains et pas dans l'autre sens. C'est pas l'humain qui est au service du data, qui a besoin de passer sa vie à étudier les data ou à ou à avoir confiance 100 % dans l'IA. C'est l'IA et les data qui sont des outils que les humains peuvent prendre, sélectionner, étudier et utiliser pour ses objectifs. La priorité, c'est toujours l'humain. Et tout ce que c'est nouveau, ça nous permet à nous humains de faire les choses au mieux, d'avoir plus de compréhension de la réalité dans laquelle on est. Mais c'est toujours comme tu as dit, fondamental de se pas perdre dans cette phase d'étude. Et quelle est ta vision future par rapport à ça? Tu crois qu'on va où avec toute cette histoire justement, l'IA, le marketing? Est-ce que est-ce qu'il y a des nouvelles choses qui vont arriver? Est-ce que comment tu imagines le marketing dans 5-10 ans? Est-ce que les canaux sont les mêmes? Est-ce qu'il y en a des nouveaux? Est-ce que Je je pense que non, non, ne seront pas du tout les mêmes. Bientôt, comme vous savez, il y a beaucoup de personnes qui contactent les marques pour avoir visibilité sur Wikipédia, pour ouvrir la page Wikipédia. Un jour, on aura la la Aujourd'hui, on parle d'IA par exemple. Beaucoup de marques, il a l'envie de se protéger par l'IA, de par exemple de limiter l'accès à l'utilisation, la création de contenus liés à Walt Disney, liés à à à à d'autres marques connues qui sont pas autorisées par par rapport à l'IA. L'IA, si vous faites un prompt, j'aimerais d'avoir une image de Batman, il te dit non, je peux pas parce que bla bla bla. Aujourd'hui, les marques sont dans la phase de se protéger de l'IA. Je pense que dans le futur, les marques seront dans la phase de monétiser l'IA, de laisser l'IA créer des contenus avec leur marque et faire des accords avec l'IA, de dire plus de contenus tu vas créer avec notre marque et plus tu vas avoir besoin de payer des chers. Ah, c'est intéressant ça. C'est drôle ce que tu dis parce que c'est drôle ce que tu dis parce que j'en parlais l'autre jour en disant mais je je trouverais trop cool par exemple tu vois de pouvoir créer en quelques secondes une vidéo où tu dis voilà, on parlait de nos enfants avant en disant bah alors voilà, fais-moi une vidéo de Batman qui va sauver un volcan, en même temps explique comment fonctionnent les volcans, tu vois, et pour un enfant de 5 ans, tu vois, et tu fais un truc un peu où il apprend quand même quelque chose, etc. Puis ça dure 3 minutes, tu attends 2 secondes, tac, tu as ta vidéo, tu peux lui montrer, ça dure 5 minutes et c'est sympa. Et ensuite ça, tu pourrais la partager. Et ça, tout le monde gagne si tu la partages. Ça fait de la pub pour Batman, ça fait enfin tu vois ce que je veux dire. Tu as un truc qui dit que ça a été fait par machin, tu auras des créateurs, tu vois, des créateurs de contenus spécialisés dans des spin-offs de Disney, tu vois, qui vont créer un nouveau truc de je sais pas moi, couper des bois, etc. avec leurs propres histoires. Je trouve ça incroyable. C'est que tout le monde peut commencer à créer ce genre de choses. Et c'est l'histoire derrière qui devient intéressante, c'est comment tu le crées, etc. Absolument. Et à la fin, c'est l'histoire de tous ces réseaux comme celle-là sont nés pour ouvrir la connaissance, pour donner à les gens la possibilité de faire des choses, de partager des idées et des concepts. Et je pense que les marques qui aujourd'hui sont tous serrés pour se protéger de ça, il va comprendre bientôt que C'était une histoire Spotify, etc. Ça on se protège, on veut pas être dessus, non non non non non et puis maintenant c'est bon. Et maintenant c'est bon. Tu penses que les personnalités, elles pourraient faire la même chose, c'est-à-dire je suis George Clooney, je permets aux gens de créer des vidéos avec moi dedans où je dis un truc dans les limites du raisonnable, on va dire, je mets certaines règles, etc. Et à chaque fois que quelqu'un crée une vidéo avec moi, George Clooney qui parle dedans, je gagne de l'argent avec ça. C'était pas déjà fait avec le mec, comment il s'appelle, Thibault InShape là, qui a ouvert c'est quoi l'app où tu peux créer autant de vidéos? C'est qui qui a fait ça? Tu sais, tu peux créer autant de vidéos que you veux, puis tu peux les partager et puis tu partages que des trucs IA dedans. OK. Oui. Maintenant, il faut pas me demander le nom, j'ai oublié forcément. Et lui a ouvert, normalement tu vois, tu peux ouvrir ou fermer ton Oui oui. toi, tu peux dire j'accepte. Et lui il a ouvert en disant bah maintenant tu as des vidéos de lui qui se bat au Burger King, tu vois, et genre et Mais c'est pour monétiser. Si. Je sais pas. J'ouvre ma ma comment tu dis, ma tête, vous pouvez utiliser ma marque, vous pouvez utiliser, vous pouvez Voilà, autant que vous voulez. Après forcément, il y a deux trois règles. J'avoue. Tu vois, ils font les vidéos qu'ils veulent. Après, c'est est-ce que tu es d'accord avec ça, etc. J'avoue, les marques et les personnes, les personnalités monétisées dans beaucoup de manières différentes dans les derniers 20 ans d'expérience dans mon domaine. Et et ça me surprendra pas si un jour il va monétiser aussi sous cela. Je pense que c'est absolument normal. Petit exemple, rien à voir avec l'IA, mais ça peut donner l'idée. En Italie, on a fait des publicités pour Pampers. Pampers dans lesquelles on a utilisé un comédien très très connu qui donne la voix pour faire les publicités des couches de Pampers. Avec le temps, ce comédien-là, il est un peu âgé, sa voix, elle a un peu changé et alors simplement, on a utilisé une personne qui fait sa voix et on a donné les royalties à un comédien pour utiliser une personne qui fait sa voix pour faire les publicités pour les Pampers. Et ça, ça peut être la même chose si la voix se fait à travers l'intelligence artificielle. Et Tu peux utiliser Clooney dans ta pub pour les Pampers, mais après tu lui renverses le truc. Franchement, si, pourquoi pas. Mais même en tant que Clooney, alors encore une fois, il y a pas mal de risques parce que tu t'exposes en tant que personne, les marques s'exposent. Donc forcément, il y ada beaucoup de règles qui vont devoir apparaître là-dedans. Mais fondamentalement, c'est hyper intéressant parce que tu peux créer de l'argent en faisant littéralement rien. Tu capitalises sur la marque que tu as construit parce que tu as construit une marque, ce qui prend beaucoup de temps et ce qui est difficile. Mais de permettre ensuite aux autres d'aller piocher dans cette marque et de monétiser ça, c'est hyper intéressant. Moi, je pense toujours à LEGO. Imagine LEGO maintenant, si ils font un logiciel qui permet aux enfants de créer leur propre histoire LEGO, etc., créer leur personnage, etc. Ils peuvent vous monter une petite histoire de 10 minutes et la mettre en ligne. Tu imagines le nombre de vidéos LEGO qui vont sortir, qui seront trop stylées, qui se viennent d'enfants, etc. Ça fait de la pub pour LEGO. Tu peux monétiser cette vidéo même toi en tant que créateur en disant bah moi j'ai fait mon propre film LEGO. Bien sûr. Tu inventes l'histoire, enfin tu vois ce que je veux dire. Et tu mets LEGO en avant au lieu de le faire sur un nouveau personnage, un nouveau je sais pas, je trouve ça J'ai cru d'abord que tu parlais de LEGO. Non, les enfants de 5 ans. Non, LEGO. On arrive gentiment à la fin. J'ai une dernière question pour toi qui récapitule un peu pas mal de choses dont on a parlé. Mais c'est quoi selon toi le plus grand shift, le plus grand changement que les marketeurs doivent opérer dans les années à venir pour rester à jour, pour rester relevant, etc. Alors, c'est intéressant ça. Le travail du marketing, c'est toujours d'être curieux. Ça s'arrête jamais. C'est un des travaux dans lesquels vraiment tu as besoin d'étudier tout le temps, tout le temps, tout le temps. Tu as besoin d'être dans le monde réel pour comprendre avant de l'autre la direction que le marché va prendre. Je pense que une des choses plus importantes et on rêvait peut-être à l'IA, c'est aujourd'hui, l'IA, ça permet à des personnes qui savent faire les choses d'accélérer leur speed of action de manière incroyable. Si tu sais qu'est-ce que tu veux, avec l'intelligence artificielle, tu peux faire vraiment tu as pas besoin de les juniors. OK. Et je pense que pour avoir les futurs chefs du marketing avec 30 ans d'expérience, il faut que ces jeunes-là, ils commencent à travailler.
Et et ça c'est un des plus gros challenges que les jeunes, ils en ont besoin de de d'attaquer dans leur étude, de comprendre les bases sans savoir vraiment la possibilité de d'expérience réelle que ça leur permettra d'utiliser tous les outils AI et j'ai aucune idée qu'est-ce que ça va arriver dans le futur encore plus développé de ça pour ajouter toujours la percentage d'humanité à la machine. Je pense que ça c'est la challenge la plus compliquée que les jeunes ils en auront besoin de de to face dans le near future de du monde du marketing. Pour les gens un peu plus âgés comme moi, sera la capacité de rester à l'aise avec de de de continuer à aller à la vitesse dans laquelle les marchés ils nous emmènent d'aller. Il y a tellement de changements aussi. Dans 20 ans, j'ai à vous changer, révolutionner complètement le monde du marketing. Et ça c'est une vitesse que C'est dire on est déjà dedans, ouais, ça commence. On est déjà dedans. Et ça accélère même, j'ai envie de dire. Et c'est ça. Alors les deux challenges pour les personnes avec plus d'expérience sera de rester à l'aise avec le changement du temps, de comprendre de jamais s'arrêter d'étudier. Pour les jeunes, ce sera de comprendre comment entrer dans un marché qui apparemment n'a pas vraiment beaucoup de besoin de Et ça sera les deux difficultés, je pense. Ouais, intéressant. Ben Simon, merci mille fois pour ton temps. Un plaisir de t'avoir. Merci beaucoup. Ben merci à vous. Mon plaisir.
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