Acheter un terrain au Botswana & tout risquer pour son projet
27 août 2026 · Durée 1:40:53
Invité : Thierry Nyfeler
Les points clés
Après une carrière dans la vente tech chez Sprinklr, Thierry Niffeler lance Munga Planes, un camp de safari et de retraites de yoga au Botswana. Le déclic vient d’une semaine de safari sans réseau en 2021, dont il souhaite reproduire l’expérience de déconnexion.
Il finance seul le projet avec ses économies, ses revenus professionnels puis ses deuxième et troisième piliers, après son départ de Suisse. Son engagement initial dans un terrain se transforme progressivement en investissement de toutes ses ressources, alors qu’il conserve d’abord son emploi chez Sprinklr.
L’acquisition du terrain révèle les risques d’une confiance insuffisamment encadrée : il construit pendant plus d’un an et demi sur un terrain encore au nom de son partenaire, sans les autorisations nécessaires. La régularisation prend plus de deux ans ; aujourd’hui, le bail sur cette terre tribale est détenu par l’entreprise locale qu’il possède à 100 %.
Des prestataires incompétents, des commissions occultes et un chantier mal maîtrisé absorbent une grande partie des fonds. Le retour critique de deux opérateurs touristiques le pousse à reprendre le contrôle et à repositionner le projet sur une niche précise : les retraites combinant yoga et safari.
Son modèle B2B cible des professeurs de yoga disposant déjà d’une communauté : ils commercialisent le séjour, tandis que Munga Planes organise toute la logistique sur place et privatise le camp avec un engagement minimum de participants. Les partenaires ajoutent généralement 20 à 30 % au prix proposé, pour rémunérer la vente et leur accompagnement.
Après trois à cinq retraites en 2024, Thierry annonce environ 25 retraites l’année suivante, puis près de 40 sur l’année en cours, avec presque tous les professeurs de cette année qui réservent à nouveau pour 2027 ou 2028. La digitalisation des réservations, des ventes et du suivi opérationnel l’aide à maîtriser les coûts, tandis que l’IA lui permet de réaliser davantage de tâches avec peu de moyens.
Le camp emploie 25 personnes issues des villages environnants et ses opérations sont dirigées par une responsable locale, Mosetsana. Thierry prépare un dispositif d’actionnariat salarié via un trust et privilégie la formation locale ; le site fonctionne à l’énergie solaire, avec captage et purification de l’eau ainsi qu’une station d’épuration écologique.
Résumé et transcription générés automatiquement par IA.
Notes de l'épisode
Thierry avait une carrière confortable dans la tech lorsqu’un voyage au Botswana l’a poussé à changer complètement de trajectoire. Il décide alors de construire un lodge mêlant safaris, yoga et déconnexion au cœur de la savane. Dans cet épisode, il raconte ce pari improbable, les erreurs et les arnaques qui ont failli…
À un moment donné, j'ai dit bon, je vais arrêter de de faire les choses à moitié, même si les trois quarts des gens me disent tu vas te faire arnaquer en Afrique, ça va être une catastrophe, tu vas perdre tout ton argent. Je me suis dit bon, je sais pas, j'ai un sentiment qui me dit qu'il faut que j'y aille cette fois-ci, il faut que j'arrête de d'être trop planificateur. Je pense que la plupart des gens se disaient OK bon, il est en train de faire sa crise de je sais pas, de la trentaine. Vas-y, amuse-toi avec ton histoire, fais un peu un truc à côté, tu vas te prendre quelques claques et puis du coup tu vas revenir et tu vas continuer ton histoire, tu vois. Je voulais pas forcément avoir une trop bonne compréhension des risques parce que je savais très bien que assez vite ça allait me décourager et que j'allais pas le faire. Ce qui aurait été logique de faire, c'est dire OK bon ben avant d'acheter, je vais aller voyager sur place, faire deux semaines, faire le tour de tous les trucs. Et en fait dans ma tête, j'avais tellement de boulot, tellement de trucs, ça me paraissait tellement loin et j'étais là mais en fait c'est soit je fais ça, j'achète et donc je suis comité et donc je suis dedans et donc je dois faire quelque chose, soit ça va être comme tous les autres projets que j'ai eu avant et à la fin il va rien se passer et puis j'en parlerai comme un projet que j'aurais pu faire. Max, saison 3 de La Savane en collaboration avec Mirabaud. On est extrêmement contents de commencer ce partenariat avec eux pour plusieurs raisons qu'on va un peu voir maintenant, mais une d'entre elles était cet accès à des entrepreneurs incroyables parce qu'ils nous ouvrent un réseau vraiment de personnes et on est vraiment impatient et excité de commencer ce partenariat. Ouais, on voit avec Mirabaud qu'ils ont vraiment ce qu'on appelle du skin in the game, mais c'est quelque chose qu'on admire. On le voit via deux choses qui sont inspirantes. La première, c'est que leur partenaire investissent leur propre argent dans les mêmes opportunités d'investissement qu'ils proposent à leurs clients et ça c'est assez rare. Et on voit aussi qu'ils soutiennent vraiment l'écosystème entrepreneurial et start-up suisse via leur stratégie d'investissement. Et ils le font depuis un moment. C'est une boîte qui a 200 ans, ça fait 200 ans qu'ils soutiennent des générations d'entrepreneurs. Et quand on a discuté avec eux, ce qu'on trouvait vraiment cool justement, c'est cette vision long terme qu'ils ont d'accompagner et de développer le marché suisse. Et ce développement passe par soutenir l'écosystème, soutenir les fondateurs, soutenir les start-ups, la tech, etc. Et ça c'est super excitant. Ouais, et on voit qu'ils sont vraiment impliqués au niveau personnel dans leur stratégie d'investissement et ils ouvrent vraiment cet accès à l'investissement dans les start-ups et la tech suisse qu'on a pas vu vraiment ailleurs, ce qui fait que cet engagement et cette envie de vraiment soutenir cet écosystème-là, c'est ce qui en fait un si bon partenaire pour nous. Il y a le soutien des entrepreneurs, puis il y a aussi l'envie de pousser la Suisse comme un leader sur le marché de l'innovation en Europe. Et ça justement, si on parle de tech, c'est extrêmement important parce qu'on doit se repositionner là-dessus et il y a vraiment une place à prendre et la Suisse est bien placée pour l'avoir. Et ils sont vraiment en train de pousser ça et c'est extrêmement intéressant pour nous en tout cas de travailler avec eux à ce niveau-là. Donc merci beaucoup à Mirabaud pour leur soutien pour cette saison et merci aussi à vous qui nous écoutez. C'est grâce à vous qu'on peut continuer cette belle aventure avec cette saison 3. On a beaucoup de chance de s'asseoir avec des entrepreneurs incroyables qui nous partagent un peu leur vie et leur parcours. Si vous aimez autant que nous passer ces moments avec eux, n'hésitez pas à vous abonner ou à liker ces vidéos. Nous, ça nous aide énormément. Donc merci beaucoup pour votre soutien. Dans cet épisode, on reçoit Thierry Niffeler, le fondateur de Munga Planes, un camp de retraite, yoga et de safari qui se trouve au Botswana. Avant ça, Thierry, il avait une trajectoire très suisse, très corporate, très confortable avec Sprinkler, il faisait de la vente dans la tech aux États-Unis. Et puis il y a eu un voyage, 7 jours passés dans ce qu'on appelle le bush, donc dans la savane botswanaise, sans réseau, sans communication avec qui que ce soit de l'externe. Et il y a cette phrase qu'il a sorti au milieu du bush, What is the news in the world, qui est devenu le titre de son livre qu'il va sortir. Et de cette question est né un projet complètement fou, quitter la cage dorée pour construire un lieu complètement hors du grid, off-grid comme on dit, qui permette aux personnes d'avoir ces expériences qui soient complètement déconnectées de leur vie de tous les jours. Il a réussi à construire ça avec une équipe locale et ce business a beaucoup plus de complexité qu'il n'y paraît. Et Thierry nous raconte toutes ces histoires dans cet épisode. Donc on parle de risque, on parle de naïveté parce que Thierry s'est lancé dans ce projet sans vraiment savoir dans quoi il allait se lancer. On parle d'intuition, on parle de déconnexion et on parle de ce que ça a vraiment coûté de faire toute cette aventure pour lui dans sa vie. C'est une histoire passionnante qu'on espère que vous allez apprécier autant que nous. Bienvenue dans La Savane. Bienvenue Thierry. Merci, merci Mirabaud. Merci d'être là, c'est cool. Je fais un petit portrait de toi. Tu avais vraiment coché toutes les cases, on dit le PFL, tu avais un MBA, passé par San Francisco, une belle carrière dans la tech avec Sprinkler, des solutions marketing vendues à de grandes entreprises, une vie confortable, un salaire confortable, ce que beaucoup considèrent comme une belle réussite. Et aujourd'hui, tu accueilles des gens sans wifi au milieu du bush, devrais-je dire de la savane, pour faire du yoga entre deux safaris. Exact. Ça te manque un peu la tech des fois ? C'est vrai que c'est ma passion un peu initiale donc ça me manque toujours un peu. Mais j'avoue qu'aujourd'hui ce qui est super intéressant, c'est que malgré le fait que je suis à fond dans cette histoire safari et bush et cetera, qui est le produit que je délivre, au quotidien je passe beaucoup de temps finalement avec la technologie AI et cetera et comment finalement équiper, comment accélérer un business à travers ça. Donc c'est devenu super intéressant. Et donc malgré le fait que je suis plus dans la tech, c'est quelque chose qui est revenu de plus en plus maintenant au quotidien. Comment tu as lié en fait les deux du coup ? Tu donnes cet exemple, c'est intéressant. Comment est-ce que tu utilises du coup la tech pour améliorer le côté peut-être physique du produit ? On va dire que de nouveau un lodge, c'est beaucoup d'opérations qui sont sur le terrain, il y a beaucoup de choses qui se font sur papier, il y a beaucoup de nouveau, il faut imaginer que on a des guides safari qui amènent des clients, qui doivent mettre de l'essence. Donc on a beaucoup de choses assez réelles qui se passent. Mais à la fin, un business comme ça, ça fonctionne si on est capable de maîtriser les coûts, si on est capable de comme n'importe quel business, on doit faire attention de comment est-ce qu'on dépense, le prix qu'on va mettre pour pouvoir vendre. Et donc toute cette partie-là, dans la plupart de ces endroits, c'est extrêmement mal géré et c'est la plupart du temps pourquoi ces business ne fonctionnent pas bien. Donc moi je pense que j'ai pu arriver de l'externe avec une vue un peu différente et avec cette idée de digitalisation en fait, qui est assez naturelle chez moi parce que c'est ce que je vendais quand j'allais en clientèle. Et donc c'était assez naturel pour moi de dire mais en fait là il y a tellement de de potentiel d'optimisation. Et ouais à la fin c'est sur tous ces aspects-là, donc que ce soit sur la partie réservation, la partie vente, la partie opérationnelle au quotidien. Donc il y a tous ces aspects-là qui ont lieu et de plus en plus ce qui est intéressant avec l'intelligence artificielle, c'est qu'on j'ai pu faire beaucoup de choses moi-même qui n'étaient pas possible encore il y a quelques années où il aurait fallu dépenser beaucoup d'argent, avoir des investissements et aujourd'hui on peut faire beaucoup de choses sans avoir besoin de avec beaucoup moins de moyens finalement. Donc ça a permis d'empower finalement une entreprise comme celle-ci d'accélérer donc. On va revenir sur Munga Planes après donc la boîte. Juste petit retour en arrière Max, tu disais tu avais le bon salaire, tu avais le poste avec le joli titre, head of machin et cetera. On appelle souvent ça la cage dorée. À quel moment est-ce que tu te rappelles du moment où tu t'es dit là je suis dans une cage dorée, ça va plus ou au contraire c'est cool mais je sais pas qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête au moment où tu as réalisé ça. Tu t'es dit mais en fait je suis en plein dedans là, j'ai perdu les clés, comment je sors. Ouais, c'est difficile à dire exactement à quel moment tu identifies ça. C'est sûr que je pense que pas mal de gens peuvent s'imaginer ça, ils réussissent dans leur vie mais au fur et à mesure ça te permet peut-être d'acheter quelque chose, ça te permet d'aller en vacances, ça te permet de faire beaucoup de choses, tu prends un nouvel appartement et en fait tu es tout le temps à la chasse de quelque chose de nouveau. Mais finalement tu réalises potentiellement qu'il y a des choses qui manquent de sens et que beaucoup des choses que tu voulais faire, tu les as pas forcément faites. Et donc c'est toujours un peu la même problématique, c'est le fait que pourquoi prendre le risque de casser ce que tu as déjà. Donc tu as passé une dizaine d'années à construire en gros ma carrière, à mettre beaucoup d'énergie dedans. Donc pourquoi casser ça alors que de nouveau le prochain poste tu passes de head of à directeur à VP ou autre et ça paraît être un peu le chemin parfait qui va te permettre de passer de ton appartement à ta maison avec tes enfants et cetera. Ouais, c'est presque un peu tracé quoi. Ouais, c'est un peu tracé et c'est vrai que je pense que depuis un peu toujours, j'avais quand même toujours en quelque sorte plus d'ambition que ça. Je sais pas si c'est une question d'ambition mais j'avais envie de faire quelque chose d'un peu différent et d'avoir quelque chose d'un peu plus réel et je trouvais que finalement au fur et à mesure j'étais en train de de potentiellement les rêves d'autres personnes qui sont pas forcément les miens, qui sont peut-être de mes parents ou de mes potes ou j'essayais d'impressionner différentes personnes mais pas forcément ce que moi je voulais bien au fond. Et donc c'est difficile à dire exactement quel moment mais c'est sûr que quand il y a eu l'opportunité de me lancer dans cette aventure au Botswana, c'est un peu tombé de nulle part. Et j'avais essayé plusieurs fois par le passé de lancer des projets d'entrepreneuriat et tout ça. Et donc typiquement un exemple sur d'autres projets d'entrepreneuriat, quand tout va bien, oui je vais prendre un certain risque pour essayer. Mais d'un autre côté, j'ai quand même mon job qui tourne donc je suis toujours un peu à moitié finalement, en train d'essayer mais pas vraiment. Et je pense que là à ce moment-là, à un moment donné j'ai dit bon, je vais arrêter de faire les choses à moitié, même si les trois quarts des gens me disent tu vas te faire arnaquer en Afrique, ça va être une catastrophe, tu vas perdre tout ton argent. Je me suis dit bon, je sais pas, j'ai un sentiment qui me dit qu'il faut que j'y aille cette fois-ci, il faut que j'arrête d'être trop planificateur. Je pense qu'il y a un peu le problème de quelqu'un qui justement qui a fait les PFL ou tu es tout en train d'analyser finalement, tu as cette approche analytique à tout, tu te dis OK tout est même quand on faisait une vente à l'époque, chaque rendez-vous est finalement planifié pour optimiser les chances de gagner. Donc en fait tout est trop réfléchi et je pense que ce que ça m'a appris beaucoup, on pourra retomber dessus, c'est de dire OK lâcher prise un petit peu et suivre tout le temps un instinct. Et c'est un peu ce que j'ai fait à ce moment-là et je pense que c'était quelque chose qui était en moi et tout d'un coup j'ai pu prendre pour une raison ou une autre, j'ai pu saisir cette opportunité et puis j'y suis allé et puis je me suis dit cette fois-ci j'y vais et je Cette réflexion, elle s'est faite tu l'as dit un peu sur le long terme entre guillemets, qu'est-ce qu'on entend par là, mais c'est jamais rarement du jour au lendemain. Tu l'as fait seul, tu l'as fait accompagner, c'était vraiment un truc que tu as, tu vois, ce que ça tourne tout seul dans ta tête quand
Ce genre d'échange, je pense que je suis j'étais assez ouvert sur le sujet. Mais c'est quand même des choses qui me trottaient dans la tête ou j'étais pas forcément sûr de ce que je voulais et en fait voilà, c'est des choses qui étaient qui étaient un petit peu en place et puis je pense que ce qui est marrant, c'est que je vois même aujourd'hui en parlant avec certains de mes potes que ils sont dans les mêmes dans la même problématique en quelque sorte. Ils ont envie de beaucoup de choses. Leur envie ça ça demande un certain nombre de potentiellement risques ou sacrifices ou autres et donc à la fin, on les voit un petit peu essayer mais pas vraiment et c'est toujours un petit peu là dans ce dans dans quoi j'essaie de les amener, c'est en fait à un moment donné si tu veux pas juste stagner dans ta vie ou rester dans la même situation si elle te convient pas bah à un moment donné il va falloir prendre il va falloir jumper quoi sans vraiment savoir et puis il va falloir prendre une décision et puis et puis avancer donc donc voilà, c'est c'est difficile à répondre exactement mais après Non mais c'est c'est souvent assez difficile pourquoi je posais la question parce que je trouve quand tu es dans ces situations de de changement de réflexion, tu vois, c'est difficile parce que j'ai l'impression que ta famille elle va et de nouveau pas méchamment mais elle va plutôt te pousser vers le côté safe parce que c'est le rôle c'est je veux que Kiri soit il soit safe et le côté safe bah c'est garde ton job donc d'une certaine manière, ils vont te pousser là-dedans. C'est normal, ils ont besoin que tu sois en sécurité. Après il y en a d'autres qui vont te dire non mais vas-y fais-le de toute façon c'est pas eux donc ils s'en foutent. C'est assez dur de trouver les bonnes personnes avec qui discuter et c'est souvent un truc assez où tu es souvent seul parce qu'en fait bah pour finir c'est toi qui prends la décision donc tu es seul mais c'est dur de trouver une bonne personne avec qui échanger parce que bah c'est c'est compliqué pour certains ils veulent que tu sois safe pour d'autres ils s'en foutent ils disent bah vas-y fais-le de toute façon tu as rien à perdre et puis tu es là-bas attends j'ai rien à perdre c'est pas toi qui le fait donc c'est toujours assez compliqué de trouver et après je pose la question parce que j'ai des gens qui parlent je sais pas il y a des gens qui ont des coachs il y a des gens qui ont des psy il y a des gens qui ont des je sais pas moi qui ont chat GPT avec qui ils discutent j'en sais rien aujourd'hui tu vois ce que je veux dire. C'est pour ça que je regarde moi c'est toujours un truc qui m'intéresse. Ouais ouais non mais c'est effectivement une un des points je pense sur ce projet là, c'est que la grosse différence par rapport à d'autres projets que j'ai pu essayer par le passé, c'est que j'y suis allé seul et que j'ai dû un petit peu même bah justement au début quand j'étais sur le point de de lancer ce projet-là, il y avait il y avait mon ex, il y avait un couple avec qui on avait travaillé on avait voyagé justement à l'époque et bah j'avais un peu cette question de est-ce que je les inclus dedans ou non même si c'est moi qui drivais le truc il y avait une vraie volonté, je pense qu'ils avaient le même instinct que moi qu'il y avait quelque chose de super intéressant avec le Botswana et ce qu'on pouvait créer mais c'est vrai qu'à ce moment-là, j'ai dû vraiment me dire OK regarde ce qui s'est passé par le passé parce que à la fin dans beaucoup de ces situations d'entrepreneuriat quand tu fais avec quelqu'un tu vas toujours un peu te reposer sur lui pour prendre certaines décisions pour avancer ou non et c'est vrai que j'ai eu plein de situations où finalement on avait un projet qui était extrêmement intéressant donc je donne un exemple j'avais mon projet de master qui était sur des bracelets NFC donc qui permettait qu'on peut voir de temps en temps ici dans les festivals ou autre donc c'était il y a une dizaine d'années et c'était un truc que moi j'avais j'avais monté le la partie le projet technologique et on avait commencé à faire différents pilotes différentes soirées où on avait pu tester voilà on était au début de quelque chose qui fonctionnait mais en fait à un moment donné on a rajouté différentes personnes on était cinq potes à travailler ensemble avec aucune personne qui prenait vraiment le lead le leadership et personne qui avait vraiment la capacité de se mettre au-dessus des autres parce que chacun amenait quelque chose de complémentaire mais finalement on n'arrivait pas vraiment à aller de l'avant et donc le projet il s'est simplement éteint en bah on s'est un petit peu fight entre nous et puis ça ça a mené à rien quoi alors qu'on avait quelque chose de quand même assez intéressant et ça c'est quelque chose qui m'a quand même pas mal frustré par le passé et je l'ai fait plusieurs fois et cette fois-ci je me suis dit OK je peux pas m'amuser à avoir de la famille ou des amis dedans parce que je sais que ça va toujours être très compliqué d'avoir les discussions difficiles au moment où il va falloir choisir A ou B il va falloir aller de l'avant donc là c'était un truc que je me suis dit j'avais un partenaire business au départ qui était notre guide safari mais même ça finalement ça s'est ça s'est un peu mal passé on pourra en reparler mais mais quand même j'étais assez seul j'avais pas d'amis ou de personnes qui me qui m'entraînaient mais qui aussi me me bloquaient et c'était assez important je pense au début surtout sur un projet comme ça qui était un peu hors du commun en tout cas pour pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune route avec enfin attache avec l'Afrique ou quoi que ce soit c'était vraiment un projet un peu de de nulle part et donc c'est vrai que les gens qui ont été autour de moi étaient plutôt en mode qu'est-ce que tu es en train de faire tu as quelque chose de parfait là OK vas-y je pense que la plupart des gens se disaient OK bon il est en train de faire sa crise de la trentaine vas-y amuse-toi avec ton histoire fais un peu un truc à côté tu vas te prendre quelques claques et puis du coup tu vas revenir et tu vas continuer ton histoire tu vois et j'ai pas arrêté non plus du jour au lendemain donc j'étais quand même sur quelque chose de relativement safe comme on a pu m'apprendre donc voilà. Je pense qu'on a donné pas mal d'indices du coup jusqu'à maintenant sur ce que c'est Munga Planes je pense que c'est un bon moment pour que tu nous expliques peut-être un petit peu ce que c'est et peut-être aussi comment l'idée t'est venue du coup parce que tu as parlé que c'était une opportunité qui t'était un peu tombée dessus tu passes d'un monde à un monde complètement différent en Afrique au Botswana qu'est-ce que c'est et comment tu en es arrivé à faire ça. OK. Bah peut-être je vais répondre d'abord par un peu justement le sentiment et l'instinct que j'ai eu la première fois que j'ai voyagé du coup au Botswana et donc d'où vient un peu la finalement la vision et ensuite je parlerai de concrètement ce que c'est parce que je pense qu'il y a il y a un fond qui va plus loin que ce que c'est même Munga Planes aujourd'hui où j'aimerais finalement l'amener versus bah le lodge en lui-même qui est en place et qui tourne aujourd'hui. On a pas mal de choses qu'on essaie de faire dans cette même direction. Donc je vais juste revenir en gros 2021 sortie du COVID du coup bon on était tous dans la même situation en gros moi étant dans la tech c'était call zoom toute la journée donc 30 minutes après 30 minutes c'était non stop à non plus finir et donc je sais pas pourquoi mais pendant cette période là j'ai l'impression qu'on a travaillé plus que ce qu'on travaillait avant alors qu'avant je pouvais me déplacer en clientèle je devais faire ci et ça là c'était que des calls que des calls à longueur de journée donc on avait ce truc assez confiné et tout mais surtout ouais je pense que ça veut dire que j'étais connecté un peu constamment on était tout le temps dans cette malgré qu'on était isolé en quelque sorte on était constamment connectés les uns avec les autres à travers ces zoom calls et tout ça et je pense que à ce moment-là j'avais vraiment besoin de un petit peu de sortir de de ce cycle finalement et bah c'est pour ça qu'on est parti en Afrique on a essayé de trouver un endroit où pas tout le monde allait retourner en vacances parce que ce que je voyais c'est tous les Suisses continuaient à voyager je vais aller à Bali je vais me retrouver que avec des Suisses donc la même situation que avant donc on s'est dit OK il faut qu'on trouve un endroit où les gens vont pas encore et donc à ce moment-là ce qui était encore cool c'est qu'il y avait le COVID variant je sais pas quoi Afrique du Sud qui tournait enfin bref donc du coup on s'est dit OK là-bas au moins les gens ils ont encore peur d'y aller on va aller là-bas pour essayer d'éviter un peu la foule et donc ça voulait dire qu'à l'époque c'était fallait faire des tests PCR avant de partir tests PCR en Afrique du Sud pour rentrer au Botswana enfin on a dû traverser la frontière pour aller en Zambie retest PCR enfin j'ai des histoires de tests PCR dans tous les sens j'en ai fait je sais pas combien enfin non pas finir donc à chaque fois cette sensation horrible j'ai eu des situations on voulait traverser la frontière on a fait un test fallait attendre 24 heures et nous on devait traverser du coup et le lendemain je viens et ils me disent ah bah votre test il a foiré il faut refaire et revenir demain. Je dis les gars pour rigoler ou quoi. Ouais exactement et à ce moment-là moi j'étais sûr j'avais un peu mes préconceptions de l'Afrique et j'étais sûr qu'ils me demandaient ça parce qu'ils attendaient que je leur donne quelque chose que j'avais vu dans certains pays c'était typiquement le truc on t'arrête la police t'arrête au milieu de la route et puis en gros ce qu'ils veulent c'est avoir de l'argent donc ça se passe assez régulièrement et c'est vrai que c'est un des moments où je me rappelle du qui m'a marqué finalement du Botswana donc c'était pour le Botswana pour aller en Zambie et à ce moment-là j'ai un peu essayé du coup de voir OK bon comment on fait pour passer moi j'ai un hôtel je enfin je l'ai réservé de l'autre côté j'ai pas le COVID comment est-ce qu'on peut faire et c'était complètement impossible de leur donner de l'argent pour essayer de passer ça marchait absolument pas et c'était déjà un bon indicateur parce que j'ai pu remarquer ça aussi par la suite que finalement le Botswana en lui-même est un pays assez stable et dans laquelle malgré que les pays environnants typiquement la Zambie où j'ai fait ensuite j'y suis allé le lendemain pour rentrer dans les chutes Victoria personne rentre dans les chutes Victoria en payant l'entrée principale il y a toujours quelqu'un qui veut te faire rentrer et du coup tu payes la moitié prix et c'est toujours les mêmes histoires donc malheureusement tu as un peu ce sentiment quand tu réfléchis tu dis OK moi en tant que client j'ai peut-être payé moins c'est très bien mais à la fin l'argent il est pas revenu dans le parc national ce qui fait que finalement ils sont pas aussi bien maintenus ce qui fait que de nouveau les animaux sont potentiellement moins bien préservés et cetera. Donc ça c'était un peu un des trucs au départ qui m'a je pense qui m'a marqué et qui l'année suivante quand j'ai décidé de lancer le projet je m'en rappelais je me suis dit tiens effectivement le Botswana est perçu aussi un peu comme la Suisse de l'Afrique à ce niveau-là donc un pays très safe très ils vendent beaucoup de safaris haut de gamme et cetera et donc ça m'a aussi un petit peu rassuré que j'allais parce que ça me faisait quand même assez peur d'aller dans un pays dont je connaissais absolument rien. Mais tout ça pour dire que du coup le sentiment initial du coup ce que j'ai fait c'est que j'ai fait un safari mobile donc ça veut dire on était avec un guide et un chef donc un Land Cruiser en gros donc un de ces véhicules safari où on est assis derrière trailer derrière donc une remorque avec des tentes et cetera et en gros l'idée c'est pendant je sais plus cette nuit on s'est promené dans le Botswana dans différents par parcs nationaux donc Chobe au nord et ensuite direction le delta de l'Okavango donc des endroits qui sont magnifiques au niveau des animaux et déjà aujourd'hui même si vous y allez demain matin il y a pas beaucoup de monde là-bas ça reste un pays très wild très sauvage justement très bien préservé il y a un tourisme très limité qui rentre dedans qui est en général très haut de gamme et donc ce qui veut dire qu'on peut voyager pendant plusieurs jours sans voir d'autres êtres humains sans vraiment en étant en pleine immersion nature. C'était la première fois en Afrique? C'était ma deuxième fois j'avais fait la Namibie en 2018 et donc c'était une des raisons pour lesquelles c'était safari mais la différence en Namibie c'est qu'il y a aussi beaucoup de ces tu as les dunes donc c'était pas que du safari c'était un safari qu'on avait fait aussi nous-mêmes avec un véhicule qu'on conduisait nous-mêmes et donc c'était très cool donc c'est ce qui m'avait amené à vouloir retourner en Afrique parce qu'en fait c'est con mais c'est juste qu'il y a ces moments de déconnexion même en Namibie où on roulait pendant des heures c'est un peu le truc d'un road trip typiquement mais de nouveau il y a pas forcément de réseau où tu roules pendant des heures et finalement bah tu es avec une personne ou plusieurs personnes et en gros tu remarques que tu crées beaucoup plus de relations avec les gens tu observes beaucoup plus ce qui est autour de toi
a je sais pas un impact bien plus positif sur sur soi-même en terme de comment je me sens reposé à la fin du voyage et donc le Botswana c'était exactement ça mais à un niveau encore au-dessus parce que autant en Namibie on on campait mais c'était quand même dans des camps avec avec donc tu avais d'autres touristes et il y avait des barrières électriques autour du camp. Donc tu peux te promener dans le camp, faire un feu et cetera. Là la différence c'est qu'on était avec le guide et le chef avec notre voiture, on campait au sol donc souvent alors qu'en Namibie c'était au-dessus de la voiture et c'était vraiment au milieu de nulle part dans un parc national donc Ça paraît risqué quand même parce que les animaux ils peuvent te bouffer. Bah disons alors au début c'est effectivement ça fait enfin ils peuvent effectivement c'est Ah bah le lion s'il tombe sur toi il va te manger hein. Ouais ouais bah c'est c'est un Ils sont pas enfin ils sont beaux mais ils sont pas gentils Non c'est clair c'est clair. Donc là il faut trouver un très bon guide parce qu'effectivement qui connaît les animaux Non pas les seuls moments où tu aurais une arme c'est quand tu marches non ouais c'est ça. Exactement mais normalement de nouveau en véhicule on devrait pas avoir besoin après de nouveau c'est une question de connaissance des animaux et si tu vas tout seul comme ça c'est effectivement très risqué. Donc il faut quand même avoir un nombre de connaissances de nouveau mettre un feu en général ça va éloigner, il faut toujours se promener avec des lumières enfin et même si c'est au milieu de nulle part ça reste des lieux qui sont identifiés donc il peut être très loin et un peu tout seul mais quand même les comment dire les rangers du parc ils savent à peu près où De toute façon ils connaissent j'imagine ceux avec qui tu étais où aller ou pas aller et cetera. Mais c'est clair que quand tu vas toi-même et que tu es en tant que touriste c'est vrai qu'au début c'est extrêmement impressionnant parce que tu t'arrêtes et tu es là mais surtout que tu les as vus juste avant tu vas tu es là mais on les a vus là il y a enfin ils sont peut-être pas à 300 m mais c'était pas très loin tu vas. Ouais c'est clair. Et là voici on fait une boucle comme ça enfin en gros et tu dis mais les barrières c'est haut puis bah non il y a pas de barrière c'est genre on va rester là tu vois. Et ça bah de nouveau et donc tout ce voyage là il était complètement déconnecté, pas de réseau, le seul truc que tu as c'est un téléphone satellite en cas d'urgence et c'est vrai que ça faisait après je peux vous poser la question mais c'est vrai que moi ça faisait des années et années que j'avais je saurais même pas dire quel moment j'avais pu avoir vraiment une semaine de déconnexion complète et du coup c'est vraiment je pense ce sentiment là que je me suis dit putain mais ça c'est quelque chose que qu'on devrait de plus en plus avoir dans notre société très connectée où de nouveau on est tout le temps on est devenus tous addicts à notre téléphone, addicts à l'IA et toutes ces choses-là et donc ce qui était intéressant c'était différentes choses comme bah en fait quand tu es dans un safari comme ça oui tu vas voir les animaux tu te rapproches de des fois on avait des lions juste devant enfin c'est super impressionnant ce côté-là mais des fois ce qui est aussi intéressant c'est à quel point tu bah tu redeviens un enfant et tu deviens intéressé par tout ce qui est autour de toi, tu commences à poser de plus en plus de questions et c'est là où ton guide en fait tu crées une connexion extrêmement forte avec lui parce que tu es vraiment dans ce moment comme un enfant qui découvre plein de choses et qui pose plein de questions et c'est vrai qu'aujourd'hui quand tu réfléchis bah tu le fais plus vraiment tu vois tu es à l'arrêt de bus tu vas pas regarder les trucs autour de toi, regarder les personnes, regarder qu'est-ce qui se passe et tu vas t'intéresser aux choses, tu es sur ton téléphone en train de regarder les mêmes plus ou moins les mêmes trucs OK tu vas t'intéresser à quelque chose potentiellement sur ton téléphone mais pas ce qui est autour de toi tu vois et ça c'est vrai que c'est un truc qui était assez intéressant et que tu dois passer à travers une phase au début où tu es un peu tu regardes ton téléphone quand même deux trois fois puis tu es là ouais en fait il y a pas de réseau ça sert à rien et en fait au fur et à mesure tu t'habitues quoi et tu tu es très content en fait de juste être dans le moment et de pas être en train de réfléchir à qu'est-ce qui se passe ailleurs et je pense que pour moi à ce moment-là toutes les personnes qui ont de nouveau qui sont dans l'entrepreneuriat qui font des jobs de direction ou de enfin où il y a pas mal de trucs qui se passent on peut m'appeler à n'importe quel moment même quand je suis en vacances mes clients ils sont sur WhatsApp, ils sont par email en gros ils peuvent m'appeler à n'importe quel moment et ce que je vois c'est que surtout à l'époque aussi je vois très bien que tous mes collègues ils sont en vacances mais ils répondent quand même à tous les emails et ils sont toujours quand même tout le temps connectés et en fait le fait de se forcer à une déconnexion c'est quelque chose à mon avis qui fait un énorme bien et le se forcer de se retrouver aussi dans ce moment de donc d'ennui d'ennui exactement. C'est quelque chose qui n'existe plus aujourd'hui. On fait et je dis ça je suis le premier à le vendre mais pour autant je suis complètement addict de nouveau à mon téléphone, je suis complètement addict à l'IA et tout ça mais j'ai dans ma tête ce truc OK de temps en temps c'est bien de retourner en Afrique pour se déconnecter parce que c'est vrai qu'on oublie la puissance finalement de l'ennui et d'être juste posé là et de rien avoir à faire. Mais c'est intéressant que tu dis ça tu t'es pas justement dit via cette expérience OK je vais essayer peut-être de trouver un moyen de me déconnecter un peu plus dans ma vie de tous les jours typiquement en enlevant on en parle pas mal avec Alex c'est pour ça que je te dis ça mais nous on a un peu testé des trucs typiquement moi j'ai enlevé toutes les applications de réseaux sociaux, on avait la grande question d'avoir les emails sur le téléphone ou pas qui peuvent te permettre justement de ne pas lire tes emails et cetera. Si tu as essayé des petites techniques comme ça pour quand même te déconnecter ou Au quotidien ouais aujourd'hui bah typiquement réseaux sociaux moi je suis plus dessus mais après la réalité c'est que beaucoup de mon business se vend sur les réseaux sociaux donc finalement j'ai quand même l'Instagram enfin à la fin on vend à travers ça quand même pas mal donc c'est vrai que je peux pas non plus le supprimer complètement. Les emails bah c'est toujours un peu la même chose c'est qu'il y a une certaine facilité quelque chose d'assez intéressant de pouvoir être à peu près partout voir les emails arriver et puis du coup pouvoir répondre assez rapidement donc ça amène toujours une sorte de soi-disant liberté parce que tu as pas besoin d'être devant ton écran pendant X temps et ensuite tu es plus au bureau donc du coup tu peux faire des trucs pendant ta journée et en même temps répondre mais c'est vrai que du coup tu es aussi un peu tout le temps en fait c'est la charge mentale qui part un peu jamais. Et je pense c'est ça qui est un peu problématique parce que personnellement je peux faire des longues périodes sans problème de me dire OK même les weekends je vais bosser je suis toujours un petit peu en train de bosser surtout dans l'entrepreneuriat je suis toujours là j'ai des clients qui arrivent à n'importe quel moment et même si c'est pas moi qui gère les opérations locales il y a toujours des trucs qui peuvent se passer donc je dois rester à peu près attentif et même maintenant être déconnecté pendant une semaine je dois quand même informer les différentes personnes parce qu'il y a des actions qui peuvent pas prendre typiquement financières où j'approuve donc avant de nouveau je vais devoir déléguer à quelqu'un qui le fait et je dois me préparer en conséquence je peux pas juste disparaître pendant plusieurs jours parce que ça peut avoir un impact direct sur mon business et c'est mo qui le détient et à la fin si je le fais pas bah il y a rien qui va se passer. Mais c'est quand même grâce au Botswana que tu t'es rendu compte que cette déconnexion était importante. Ouais je pense que j'ai vraiment senti l'impact positif à ce moment-là et je me suis vraiment dit OK ça c'est quelque chose que que plus de gens devraient ressentir et donc ça m'a amené à ce sentiment de OK en dehors du fait qu'il y avait le tourisme qui repartait et que évidemment le pays est magnifique et que envoyer des touristes sur place ça avait beaucoup de sens je me suis dit ce sentiment là il est super important et je pense que bah de nouveau à ce moment-là aussi on parle de la partie yoga mais même sans être moi un grand yogi ou autre c'est un des éléments sur lesquels j'avais commencé à pratiquer un petit peu pendant le covid du coup alors que moi j'étais plus en général crossfit ou fitness ou ce genre de truc là donc des trucs où c'est très physique et le fait de faire pour moi je voyais le yoga comme étant un truc ouais un peu de souplesse ou pour les filles ou j'en sais rien pour aller voir des filles j'en sais rien mais à la fin c'est pas enfin je vois pour s'étirer exactement donc je me suis dit qu'est-ce que je vais faire une heure à m'étirer tu vois je peux m'étirer 5 minutes après un truc un peu con et c'est vrai que par contre ce qui est intéressant dans le yoga du coup c'est que c'est la même chose c'est que pendant une heure bah tu es focalisé sur tu es sur ton tapis OK tu as des gens autour de toi tu vas pas pouvoir prendre ton téléphone et faire un autre truc alors que quand tu es au sport en train de faire un je sais pas un développé couché tu attends 3 minutes tu peux regarder ton téléphone tu es toujours connecté tu vois. Donc c'est des moments un petit peu au début c'est toujours un peu bizarre selon les les pratiques il y a des pratiques un peu plus spirituelles et autres il y a des fois des trucs où je me suis retrouvé dans un de l'Ashtanga par exemple où ils font un chant donc tu te retrouves avec des gens autour de toi en train de chanter tu es là qu'est-ce que je suis tombé dans une secte je sais pas quoi. Et donc c'est un peu bizarre au début mais je pense que par contre ça m'a rappelé que c'est super intéressant parce que c'est vrai que c'est pendant une heure une heure et demie bah tu es dans le moment et tu es pas en train de penser à d'autres choses. Attends mais juste juste pour être clair parce que je pense que c'est pas forcément clair pour les gens qui nous écoutent là on a switché tout à coup sur le yoga on a pas parlé avant. Là tu faisais juste que tu as fait du yoga aussi au Botswana où là tu non là c'était autre chose OK. Yoga juste qu'on donne peut-être le contexte et peut-être que tu peux repartir là-dessus c'est aujourd'hui il y a du yoga, il y a des retraites de yoga qui se font dans le lodge voilà peut-être tu reprends à ce niveau-là pourquoi yoga est apparu dans la conversation. Donc c'est clair en parlant donc du coup ouais juste pour dire aujourd'hui c'est un lodge safari et yoga. Notre spécificité à la fin c'est le fait que on organise on va dire plutôt même on permet à des profs de yoga, retreat leaders ce genre de personnes là qui pratiquent ou qui ont un studio ou autre d'amener leur communauté du coup et faire un safari. Donc c'est un petit peu différent d'un camp pur safari où on irait juste pour le safari. Nous ce qu'on essaie de faire c'est une combinaison finalement wellness donc cette partie yoga plutôt pratiqué prendre la nature donc ce côté dont je parlais un petit peu avant. Le côté déconnexion que tu as vraiment ressenti en allant là-bas. Exactement donc c'est pour ça que le yoga en fait il est venu là-dedans parce que je voulais faire ressentir ce sentiment du coup et que pour moi oui OK tu peux aller en safari c'est très bien tu peux on pourrait faire exactement ce que j'ai fait c'est-à-dire de la full déconnexion mais je pense que ce qui est intéressant c'est aussi le fait d'aller chercher ce type de pratique un petit peu où on va prendre du temps que ce soit pour réfléchir à soi-même pour justement pratiquer en groupe et des trucs aussi cons mais aujourd'hui bah on a ce qui fait notre spécificité c'est qu'on a le camp safari assez typique et je donnerai un peu plus de détails mais disons le camp safari typique et à 500 m de là on a le studio de yoga en gros qui est un studio de yoga ouvert avec un toit en chaume en herbe comme ça donc quelque chose qui a été construit avec des éléments assez naturels et donc il est posé là tout seul avec une vue devant soi jusqu'à l'horizon avec des la savane jusqu'à l'horizon et des arbres un peu africains au bout donc
C'est un contexte assez unique finalement pour pour pouvoir se poser et pratiquer. Et c'est vrai que ce qui est assez marrant, c'est que c'est un peu la même chose, c'est si je suis en Suisse, je m'entends au milieu d'une montagne, limite je regarde deux minutes et je redescends. Et j'ai pas passé un petit peu de temps pour me dire c'est juste magnifique ce que j'ai devant moi. Et je trouve que ce qui est intéressant avec le toute la partie yoga et ce qu'on propose là, c'est que il y a toute une période qui est dédiée aussi à un peu et donc faire en sorte de juste observer ce qui est en face de soi. Et c'est pour ça que les sessions en gros qui il va y avoir du yoga, il y a de la méditation, il y a différentes choses comme ça. Mais c'est un endroit où tu peux te poser, garder les yeux ouverts et méditer comme ça parce que bah tu as juste quelque chose d'assez unique finalement devant toi et tu as pas besoin tu as pas tous les les éléments perturbateurs que tu peux avoir dans un dans notre contexte un peu western. Donc en gros ouais aujourd'hui mon c'est un camp safari yoga, on fait différentes choses mais c'est notre principale target. Et ce qu'on essaie de faire ensuite, bah c'est un c'est une voilà, c'est faire ressentir le sentiment que que j'ai pu avoir, que ce soit de l'amazement au niveau des animaux, mais cette déconnexion finalement qu'on peut qu'on peut ressentir bah d'être un peu plus présent pendant une semaine. Du coup, il y a pas de réseau du tout. Quand on Il y a du réseau. Il a craqué. Il a craqué, il a mis le wifi. Exact. Malheureusement, alors il y a toujours la même chose, c'est qu'il y a une réalité business et malheureusement bah aujourd'hui il y a Starlink et malgré tout, c'est devenu presque en fait c'est ce qui est intéressant, c'est qu'à la fin dans notre contexte, les gens se déconnectent beaucoup plus et on pousse de beaucoup de gens à faire du coup l'expérience safari mobile dont je parlais, qui est là effectivement Mais c'est vrai que même sur le camp, on fait en sorte qu'il y a du wifi au moins à la main area, donc à l'endroit principal. On essaie de pas en mettre partout mais malheureusement même tous les gens qui sont dans cette optique de même de yoga, de déconnexion et tout ce qu'on veut si on leur dit qu'il y a pas de réseau, c'est ils viennent pas. Ah ouais. Ouais. C'est c'est assez c'est assez compliqué malheureusement parce que vraiment les gens sont devenus addicts à leur téléphone. Donc on va essayer de lancer de plus en plus de concepts dans lesquels on va essayer de l'imposer. Mais de nouveau, ça veut dire qu'il faut qu'on ait le prof qui soit d'accord de le faire et il faut que trouver ensuite les participants pour pouvoir venir. Donc au fur et à mesure, c'est peut-être quelque chose qu'on va faire mais à ce moment-là, là on était obligé de de mettre à disposition quoi, malheureusement. Tu tu on le disait avant donc tu vendais avec Sprinkler, on va dire solution tech pour faire pour faire simple. Maintenant tu vendais quelque chose d'un peu plus physique dans le sens c'est un lodge, aussi spirituel, on l'a dit peut-être à travers le yoga, la méditation. C'est lequel qui est le plus simple à vendre? Le plus simple à ce que je vends aujourd'hui, c'est quand même plus simple. C'est quand même plus simple. C'est quand même plus simple ouais. Disons que les technologies marketing et tout ça, on réalise pas la complexité finalement de grosses entreprises qui doivent acheter, enfin c'est beaucoup de stakeholders impliqués. Et là on a quand même quelque chose où bah j'ai jamais eu un client chez Sprinkler qui m'a dit c'était la meilleure expérience de ma vie. Alors que là je l'ai Tu as changé ma vie. J'ai installé Sprinkler, tu as changé ma vie. Ils ont rien changé du tout, ils ont payé extrêmement cher pour leur solution, ils sont pas contents parce que ça fonctionne pas et cetera et cetera. Alors que là c'est vrai que ce qui est super intéressant, c'est qu'on même là il y a deux semaines je suis venu ensuite on a fait on a fait plusieurs fois des offres avec Coca en Suisse qui était assez intéressante et du coup sur lesquelles on a voulu justement introduire la population suisse à ce concept et on a il est beaucoup plus orienté safari sur ce coup-là. Donc c'est plutôt on fait des introductions, un peu de yoga, un peu de méditation mais c'est pas le sujet central. Le sujet central, c'est un safari. Et du coup bah ça c'est une vente qui s'est voilà qu'on a répété déjà trois fois, qu'on va continuer à refaire avec eux. Je pense que eux cherchent aussi un petit peu à soutenir, c'est de soutenir un entrepreneur suisse mais aussi voilà proposer quelque chose d'assez unique et différent. Et c'est vrai qu'on a on avait beaucoup de gens, je discutais là, on avait invité des clients qui sont venus dans les derniers dans les derniers les derniers voyages pour nous donner un peu de feedback, pour aussi voir comment est-ce qu'on peut repositionner la vente et tout. Et c'est vrai que j'en ai quand même plusieurs qui sont venus me dire c'était le meilleur voyage de ma vie et alors qu'au départ ils étaient pas forcément sûrs de ce qu'ils allaient vraiment avoir. Certains quand ils ont vu yoga, ils se sont dit ouh là là, c'est pas pour moi. Alors que de nouveau, j'ai eu plein de de bah soit de mecs de mon âge ou même d'hommes plus âgés qui ont participé au truc et qui se sont dit en fait je vais là-bas, il y aura du yoga, ce sera pour ma femme. Mais qui ont participé du coup sur le moment et qui ont adoré. Et donc c'est quelque chose où parce qu'il y a quelque chose d'assez intéressant finalement de de s'ouvrir à différentes pratiques, de s'ouvrir à différentes choses, surtout dans un contexte où c'est complètement différent. Parce que c'est clair que peut-être que bon si je suis à Genève au quotidien, peut-être que j'ai pas envie d'aller dans un studio de yoga comme ça. Mais quand on est en Afrique au milieu de nulle part, il y a quelque chose d'assez unique à le faire à ce moment-là et je pense que les gens sont beaucoup plus ouverts. Mais peut-être juste parce que quand on avait parlé la première fois, j'imagine que c'est toujours la même chose, ça a pas changé si c'était pas si longtemps mais le modèle je le trouvais vachement intéressant parce que dans l'idée, tu vas pas booker chez Munga Planes sur le site internet en tant que solo, moi je vais aller faire ou avec ma femme, on va partir en safari. Toi tu parles avec les les comment on va appeler ça les yogis, les influenceurs, les gens qui ont une communauté de yoga par exemple. Eux c'est ton target. Eux tu vas les voir, tu vas leur dire voilà organise une retraite avec pour ta communauté à un prix X pour venir pour faire du yoga tous les jours avec toi, pour découvrir aussi l'Afrique, le safari et cetera. Oui ça lui permet de vendre autre chose, vendre quelque chose de différent et d'assez intéressant à sa communauté et lui il s'occupe de faire la vente entre guillemets de masse. Ce modèle il est vachement intéressant. Peut-être tu arrives à expliquer comment tu es passé de un peu l'idée à safari déconnexion à ce modèle-là qui est quand même assez précis. Est-ce que c'est un truc que tu as déjà vu ailleurs? Est-ce que ça t'est venu à un moment donné? C'est quoi le pourquoi tu es pas parti dans un safari classique? Tu vois ce que je veux dire? Juste aujourd'hui moi par exemple tu as donné un exemple mais donc je ne peux pas en tant que particulier réserver chez Munga Planes. Où est-ce que je peux? Tu peux mais en fait tu vas rejoindre en gros une retraite de quelqu'un. Donc c'est en fait Ouais donc le modèle donc initialement pour revenir je pense que donc si je prends un modèle pur safari, donc un modèle lodge ou un modèle hôtel, c'est en gros à la fin bah je me mets sur booking.com, je contacte des agences de voyage et c'est eux qui m'amènent des clients et en gros à la fin c'est du B2C donc c'est du c'est c'est pas vraiment du B2C mais disons que Ouais B2B2C mais c'est en gros à la fin je dis avec un individu qui vient enfin il y a deux personnes qui viennent, trois personnes par-ci et cetera. Donc ça veut dire qu'il y a beaucoup de volumétrie en termes de clients à gérer et chaque client a une valeur relativement limitée. Donc moi quand j'ai commencé et que justement le projet était un peu dans une situation compliquée à ce moment-là, moi je voyais bien que j'étais là mais en fait comment je me différencie des autres camps safari? Donc ça c'était une raison. Mais surtout le modèle B2C de moi aller toucher des clients à travers le monde pour leur vendre du safari et ensuite ils viennent et ils restent trois jours chez moi. J'étais là c'est impossible, j'ai jamais réussi. Donc pour moi ce que j'avais été exposé au modèle forcément B2B chez Sprinkler où on vend une solution beaucoup plus globale à une entreprise qui elle l'utilise et donc pour moi ça c'était un modèle qui que je maîtrisais déjà et qui avait beaucoup plus de sens. Parce que ce qui fonctionne bien dans le modèle tech en gros et souscription logicielle, c'est que je te vend le logiciel et toi comme Netflix quoi. À la fin tu me payes tous les mois 10 francs et en fait au début mon coût d'acquisition il va être haut mais c'est le fait que tu tu renouvelles au fur et à mesure qui fait que ça a une super valeur. Et donc moi ce que je voulais faire c'était exactement ça, c'était dire ok il faut que j'ai un modèle où mon nombre de clients est limité. Donc là vu que je vends des packages d'une semaine, bah en gros mon maximum c'est 52 semaines sur une année. J'ai quelques semaines de off mais en gros à la fin j'ai une quarantaine de clients potentiels sur une année. Il faut que mes clients ce soient des clients justement qui eux vont vendre au reste de la communauté. Donc je repousse cette partie-là parce que sinon ça veut dire qu'il faut que moi en interne j'ai des vendeurs qui vont aller vendre, ce qui est quasiment impossible de nouveau sans les fonds. Et donc ça me permettait de voir ce modèle où je me suis dit ok ça effectivement ça veut dire que ce que je vais chercher c'est en gros des partenaires qui eux vont vouloir créer, donc qui eux vont faire de l'argent finalement à amener leurs participants à leur communauté, à activer leur communauté et je leur crée un modèle où en gros on gère tout pour eux. Ils ont pas besoin de réfléchir. Eux comme tu dis, ils vendent à leur communauté le fait de voilà ça va être un safari, ça va être si yoga, si il y a ça. Donc nous on organise tout pour eux et eux ils arrivent à l'aéroport et on gère tout sur place de A à Z. Et je pense que c'est ce modèle-là qui effectivement marche super bien aujourd'hui et même dans l'offre Coca, c'est ce qu'on a fait aussi. Donc on on a pas vendu des bons où tu peux venir à n'importe quel moment, c'est des dates spécifiques et fixes et tu vis un voyage et une expérience de A à Z avec un groupe de personnes. Donc dans ce cas-là, c'est des gens de la communauté Coca. Donc c'est-à-dire que c'est des gens qui ont au minimum, ils achètent des trucs sur Coca. C'est au minimum c'est le c'est le point commun qu'ils ont. Et c'est vrai que ça a super bien marché parce que ça veut dire que toute cette aventure safari, tu l'as fait avec d'autres personnes et tu le partages. Et c'est vrai que ça c'est un truc qui est super important et que j'avais aussi vu dans mon propre voyage initialement. C'est oui, il y a plein de gens qui vont en lune de miel en safari, ok tu vis ton truc. Mais c'est vrai qu'après c'est un peu ton expérience et quand tu reviens ici et tu vas en parler avec des gens, les gens disent ah ok un lion mais ils ont pas vécu ce que ça veut dire d'avoir un lion très proche de soi et d'avoir toute la beauté de voir un lion, c'est les trois jours que tu as passé à essayer de le trouver en fait. Et c'est ce struggle que tu as eu pour pouvoir essayer de trouver l'animal ou ce que tu cherchais et cetera. Et donc toute cette espèce d'aventure que tu as eu et ça tu peux le partager que avec les gens qui étaient autour de toi. Et je pense que ce modèle-là il est super important en termes de l'expérience qui a été délivrée. Donc ça c'est les résultats mais c'est vrai que le modèle c'est ce qui m'a permis de fonctionner finalement, c'est d'avoir un modèle hyper niche, hyper spécifique. Ok on fait yoga et safari, on fait rien d'autre. Et donc j'ai dû être très strict avec moi-même au début en disant c'est ça qu'on va faire et c'est pas autre chose. C'est-à-dire que quand on m'a contacté en me disant ah je suis agence de voyage XY, j'ai deux clients qui veulent venir telle date, je leur ai dit non les gars c'est pas possible, je prends personne. Et donc ça veut dire que pendant les premières années, c'est super dur parce que tu dois maintenir ta vision et tu dois être là non non, je vais faire ça et pas autre chose pour que justement quand tes clients du coup yoga et safari viennent, eux ils adorent et tu réponds extrêmement bien à leur demande et du coup tu t'assures une certaine récurrence. Parce que ce qui est super intéressant à la fin, c'est que la plupart cette année on a quasiment 100% des gens, donc des profs qui rebookent pour 2027
ou 2028. Ils en font une par année, quoi. Ouais, une par année, peut-être tous les deux ans. Mais ce qui est super intéressant, c'est que eux ils viennent, ils prennent des vidéos et des photos, des machins, et du coup ils peuvent parler de l'expérience. Donc pour eux, c'est facile, ils ont jamais une communauté juste de 20, ils ont une communauté de quelques centaines de personnes en général. Et donc le fait d'avoir eu plein de gens qui ont kiffé, qui reviennent, je sais pas, aux États-Unis typiquement, une communauté à Phoenix, bon, souvent c'est des communautés qui sont quand même relativement grandes en nombre de personnes. Et de nouveau, ça fait du bouche-à-oreille local et pour eux, c'est super facile. Du coup, c'est OK, ben je signe un contrat avec eux, ils s'occupent de tout le delivery. Nous, on donne tous les assets pour faire la publicité, les machins, et s'ils sont venus sur place, c'est extrêmement facile pour eux ensuite de le revendre, de dire deux ans plus tard, on revient. Ils ont déjà la confiance de leur où toi tu te battrais pour gagner la confiance de quelqu'un qui a jamais entendu parler de toi pour réserver un safari Mais c'est qui ces mecs? Eux, ils ont déjà un lien de confiance. Ah, c'est le mec, je le suis depuis 15 ans sur Instagram, je sais n'importe quoi. Je peux lui faire confiance, je vais aller avec lui, quoi. Exact. Ouais. On parle de tu parles du modèle initial qui est très logique et qui a beaucoup de sens. On parle du fait que tu arrives justement au moment où tout le monde a confiance en toi, mais il y a l'entre-deux où tu as dû aller chercher tous ces partenaires potentiels, tu as dû monter des offres pour que ce soit intéressant pour toi et pour eux de les vendre à leur communauté à eux. Toute cette partie-là, elle a dû être vraiment pas facile quand même, parce que des gens qui essaient de trouver des partenaires qui vendent à leur place ou de trouver des communautés à qui vendre en package, un peu comme tu fais finalement, c'est facile à dire sur le papier, mais dans la réalité, je pense que c'est vraiment pas si simple que ça d'arriver au stade où tu en es aujourd'hui où en fait tu as je sais pas, 50 profs qui sont dans ton portefeuille client, puis en fait au final, c'est eux qui vendent à ta place et qui bookent pour les trois prochaines années, puis toi tu es au top, quoi. Ouais, non, c'est clair, c'est c'est vrai que c'est assez compliqué, c'est vrai que je sais pas exactement. Après, ce qui était intéressant, c'est que disons ce modèle-là de créer des offres et de nouveau de cette vente B2B, c'était quelque chose que j'ai pas mal fait, que j'ai bien réussi chez Sprinkler par le passé. Donc cette expérience-là, elle m'a quand même énormément aidé sur comment positionner une offre. J'avais quand même des deals extrêmement compliqués à plusieurs millions qu'on faisait, des gros renouvellements qui avaient lieu et où justement cette partie créative d'aller trouver qu'est-ce qu'elles sont en gros les pain points du client était super important. Et donc effectivement, ça demande une mécanique d'être capable d'aller parler au client pour aller obtenir de l'information, mais donc aller le voir avec un insight, pas juste venir dire ah c'est quoi que tu veux. Parce que si je vais demander à un prof de yoga qu'est-ce qu'il veut, il va me dire ah bah moi je veux bien un nouveau camp à Bali. Bon, super, mais de nouveau, moi je veux essayer de lui vendre un truc différent. Donc je suis obligé de venir quand même avec une sorte de proposition de valeur déjà existante qui est supposée, que je vais essayer d'aller valider, essayer de comprendre quels sont les pain points. Et ce que j'ai pu observer, c'est que en fait en parlant avec les premiers clients, c'est que j'ai pu assez vite réaliser que beaucoup de profs de yoga étaient intéressés d'aller en Afrique parce que c'était une destination assez logique, mais qu'en fait la partie, c'est qu'il y avait peu de lodge qui existaient qui correspondaient. Soit ils étaient beaucoup trop cher parce qu'ils vendaient du honeymoon, souvent ça demandait beaucoup de logistique que eux devaient organiser. Et c'est vrai que ça, c'est la différence. Si je vais dans un pays, de nouveau, je vais au Portugal, je peux organiser le transfert de Faro jusqu'au camp, c'est extrêmement facile. Je vais sur internet, j'organise, même les clients sont prêts à le faire tout seuls. Quand je dis OK, tu arrives à Victoria Falls qui est même pas le bon pays et qu'ensuite de l'aéroport, il faut aller dans un lodge, faire les activités, le lendemain transférer tout le monde à travers la frontière, c'est tout de suite beaucoup plus compliquée. Et c'est vrai que du coup en tant que prof de yoga, ce genre de truc-là, on n'a pas trop envie d'y toucher parce que finalement, c'est souvent des trucs où tu sous-estimes les coûts et tu te retrouves finalement à organiser un voyage pour plein de gens, tu as passé énormément de temps à vendre et tu fais zéro de rentabilité. Oui, dans les pays où il n'y a pas d'infrastructure et cetera pour ça. Oui, exactement, mais c'est juste que même la partie confiance dans les partenaires est beaucoup plus compliquée. Tu veux réserver un partenaire de transfert en Afrique, de nouveau, il va bien falloir soit tu dois passer par une agence de voyage qui a du coup les contacts, mais du coup ça va te coûter très cher. Et donc toi, ta marge en tant que prof, elle va être relativement limitée. Donc tu vas faire un super beau voyage pour tes clients, mais à la fin, tu vas faire zéro revenus. Et autrement, tu vas prendre des risques toi-même. Tu vas dire OK, vas-y, partenaire de transfert à Victoria Falls, mais du coup tu vas tomber sur plus ou moins tout et n'importe qui et tu peux te retrouver dans des situations où ça peut vite être compliqué, que ce soit le maintien des véhicules, enfin la qualité de l'expérience que tu peux avoir peut vite être problématique et tu peut vite te mettre dans une situation où tu es quand même à risque parce que toi, à la fin, si c'est le prof de yoga qui organise, tu es quand même l'organisateur. Donc tu prends un certain nombre de responsabilités par rapport aux gens que tu es en train de dire donnez-moi X nombre de francs pour aller voyager en Afrique. Donc tu prends des responsabilités sur ces choses-là. Et du coup, j'ai compris assez vite que la grosse problématique, c'était ça et qu'à partir du moment où je leur disais OK les gars, c'est clé en main, ça c'est le prix, en gros je vous garantis, moi je vous donne l'exclusivité du camp, ce qui était super importante, pour que ce soit vraiment une retraite à la fin. S'il y a d'autres gens qui sont en train de faire la fête tous les soirs et puis même s'il y a deux clients qui font autre chose, c'est vite plus vraiment une retraite. Il faut avoir un groupe et souvent il faut rendre l'endroit exclusif. Donc moi, j'avais du coup cette capacité de dire OK, ben moi je booke le camp pour vous tant que vous m'amenez un certain nombre de personnes. Et donc eux, ça leur permet aussi de jouer avec OK, je sais que je dois amener au minimum 10, mais je peux monter jusqu'à 20. Donc en fait, toute cette partie gestion du ouais du supply finalement et des réservations que je fais en tant que prof, ben je prends pas de risques. J'ai juste à signer un contrat avec mon gaplane, il y a un minimum commitment que tu vas payer et toi, tu as juste à te garantir OK, en tout temps, je vais amener au moins 10 personnes. Donc le risque, tu le prends là, mais si tu as une communauté avant de signer le contrat, tu as déjà parlé à un certain nombre de personnes, c'est relativement facile de le faire. Et nous, forcément, on va targeter des gens qui en général ont déjà fait des voyages, c'est pas la première fois qu'ils le font et qui ont déjà une communauté. C'est notre target plus ou moins. Tu te souviens de ton premier client? Bien sûr, ouais. Très bien passé. Très bien passé, ouais. C'était Yoga Flame à Lausanne en fait. Et qui sont aussi à Genève. Du coup, qui était mon studio en gros où j'ai commencé aussi à faire du yoga. Donc forcément, ce qui est logique, au départ tu commences par ce qui est plus proche de toi. Et en fait, ce qui était marrant, c'est que un des deux fondateurs du coup de Yoga Flame avait rejoint Sprinkler quelques années avant, qui était même chez Sprinkler à ce moment-là. Donc c'était beaucoup plus facile justement pour moi de valider ce que je disais, quoi. Et eux, ben c'était notre premier premier client payant, ouais. Juste pour que je comprenne dans les grandes lignes l'aspect économique. Toi, tu dis je te vends ce package-là, je donne un chiffre aléatoire, mais 10000 francs, toi, ton commitment, c'est que tu dois ramener au minimum 10 personnes, mais tu peux vendre en gros je sais pas, 2000 par personne ou 3000 par personne, ce qui fait que lui il le vend 20000, 30000 et puis après il te paye 10000. Et après, il y a peut-être un frais supplémentaire par rapport au nombre de personnes qu'il fait venir parce que c'est plus de logistique pour toi et cetera. Est-ce que très grossièrement, c'est comme ça que ça fonctionne? Plus ou moins, ouais. À la fin, c'est un contrat B2B que je signe. Si toi tu es le prof de yoga, tu signes pour 10 personnes, tu as un prix par personne qui est je sais pas, de nouveau de 2000 par personne. Donc toi, tu commets 20000 au minimum envers moi. Si tu ramènes 16 personnes, ben c'est 2000 x 16. Ce qui est hyper intéressant pour toi parce que toi en fait, tu sais le prix que ça te coûte, tu connais déjà tes marges en avance. Donc en fait, quel que soit le prix que la personne derrière elle le vend et cetera, parce qu'il y a peut-être qu'ils vont rajouter des trucs supplémentaires. Voilà, exact, ils font ce qu'ils veulent après derrière, mais Exactement. Et ce qui est intéressant, je pense, par rapport au modèle pure agence de voyage, c'est que c'est pas juste des sortes de rapporteur d'affaires, c'est-à-dire que le prof de yoga du coup, c'est un organisateur avec toi. Exactement. Donc lui, il ajoute de la valeur. Donc quand tu dis OK, en général, ils vont rajouter plus ou moins entre 20 et 30 % sur le prix que moi je mets. Évidemment parce qu'il y a toute une partie où il se reward pour la partie vente simplement, les efforts qui ont lieu, mais aussi parce que derrière il y a du delivery d'un service finalement. Et donc il y a certains qui ont des services, bon, ça peut être un peu du yoga, comme des fois c'est des retraites qui sont même plus, on a des trucs où ils veulent faire du leadership, il y a des trucs de pilates, enfin il y a différents types de retraites. Et à la fin, on est le yoga, c'est la meilleure porte d'entrée, mais à la fin de nouveau, nous on s'intéresse à des groupes de gens ou des à la fin qui ont un certain skill, qui ont une communauté et qui veulent voyager avec et où justement le côté voyage et rentrer dans le détail d'un certain d'un skill ou d'un quelque chose qui dont les gens s'intéressent, quoi. Il y a de la valeur dans le groupe aussi selon qui il fait venir avec. C'est-à-dire s'il fait venir 15 personnes qui sont des personnes qui sont très influentes dans un certain domaine par exemple, il y a aussi des rencontres qui peuvent se faire et cetera. Exact, ouais. Tu peux ouvrir n'importe quel vertical sur le principe à un moment donné. Tu peux faire yoga, tu pourrais ouvrir je sais pas, sportif et puis ils vont courir, tu vois. Entre les lions et les gazelles. De nouveau, je connais pas assez, mais tu pourrais faire méditation, tu pourrais faire pure méditation, pure silence. Voilà, exact, tu pourrais réserver pour faire ce genre de chose aussi. Il y a tout un monde qui s'ouvre aussi à ce niveau-là. Exact et c'est pour ça qu'à la fin, moi ce que je voulais faire avec ce projet-là, c'est enable en gros ce concept de retraite que je trouve super intéressant. Après de nouveau, moi effectivement, le yoga, il y a une raison que j'en ai pratiqué un peu, mais surtout que c'est le marché qui existe le plus et qui est le plus naturel au niveau global dans lequel je peux dire je peux clairement identifier les clients. Voilà et donc je peux aller en ligne, je peux trouver des profs de yoga, donc je peux les contacter. Donc j'avais vraiment cette approche, c'était super important au début, c'est de dire OK, il faut que je sache très clairement qui est mon client. Parce que des gens qui veulent aller en safari, tout le monde peut avoir une raison pour laquelle ils veulent aller en safari. C'est très bien, il y a chacun, il y en a qui est de nouveau en lune de miel, d'autres qui est retraité, enfin bref, il y en a qui adorent les photos. OK, on peut faire plein de trucs, mais du coup c'est impossible de trouver un client, quoi. Donc comment est-ce que je fais en sorte de trouver le client? Et donc dans ce cas-là, ça m'a permis du coup d'avoir une approche très stratégique dans OK, je sais exactement qui ils sont, je sais exactement où chercher. Donc je peux aller sur Yoga Alliance, je peux aller sur Instagram, j'ai des filtres très clairs qui me permettent d'identifier qui sont mes clients. Et du coup derrière, après ça c'est l'approche que j'avais chez Sprinkler, c'est à un moment donné la vente, il faut contacter un maximum de personnes, toquer à des portes, toquer à des portes. Et au fur et à mesure, bah il y a tout d'un coup des choses qui se débloquent. Et au début, c'était effectivement extrêmement dur. Et je pense la première année, on a fait
en 2024 on a fait entre trois et cinq retraites, on va dire trois qui étaient vraiment bien puis deux qui étaient bon. Ça nous a permis d'avoir des reviews. Mais de nouveau, c'était quand même un ça a quand même été un build-up. Ça veut dire que pour chacune de ces retraites, on a extrêmement bien délivré. J'ai perdu beaucoup d'argent à essayer de délivrer le truc parce que finalement à la fin, c'était pas du tout opérationnel. Enfin, c'était pas opérationnel mais c'était pas du tout efficient la façon dont on délivrait. Donc on a été above and beyond par rapport à ce ce qu'on devait délivrer. Mais à la fin évidemment, ça m'a amené rebooking et reviews et tous ces trucs-là. Donc je pense ça c'est super important, c'est le fait qu'au départ bah tu es obligé de délivrer à fond sur ton expérience et être sûr que ça délivre vraiment la valeur qui qui est là. Et puis après bah forcément, c'est devenu plus facile. Donc l'année dernière, on a peut-être fait une 25 retraites et cette année, on est quasiment à 40. Donc on est quasiment full toutes les semaines. Euh ce qui ce qui est assez cool ouais pour pour une pour quelque chose où il y a 3 ans, j'étais là, ça va se ça va se péter la gueule. C'est ça. Ouais, ça prend un peu de temps à construire mais bon, tu es tu es au stade où en tout cas maintenant tu es tu es en place et puis ça ça se remplit quasiment tout seul. Donc c'est c'est c'est une belle réussite. Alors je dis ça presque tout seul. Ouais. Presque tout seul ouais. Tu parles souvent dans dans plusieurs dans plusieurs choses qu'on a pu lire, voir et cetera. Tu parles souvent de de cet aspect on va l'appeler local, amener une valeur aussi dans le pays et cetera. Tu es un Suisse qui possède un lodge, on va faire simple en Afrique, Botswana. Comment tu t'assures qu'il y a une valeur qui est créée dans le pays aussi malgré tout pour les locaux, pour tu vois. C'est quoi ta vision là derrière? Pardon, toi tu avais des histoires justement en Tanzanie. Ouais, j'ai justement je vais raconter qu'en préparation, moi j'ai été en Tanzanie il y a pas si longtemps justement faire un safari. Et et quand on a booké justement avec une agence de voyage que ma copine connaît bien parce qu'elle elle elle voyage beaucoup en Afrique avec le travail, on s'était rendu compte qu'il y avait en Tanzanie je crois une cinquantaine d'agences qui organisaient des safaris. Et il y en avait qu'une qui était locale. Et c'était celle laquelle avec laquelle nous on est allé. Et on s'est dit c'est fou quand même. Tu te dis tu as un pays comme la Tanzanie qui est quand même relativement bien développé aussi, pardon. Et sur cinquantaine d'agences locales, il y en a qu'une qui est vraiment tanzanienne et où l'argent va va à des locaux quoi. Sinon tu as des agences australiennes, américaines, européennes, enfin tout ce que tu veux. Et donc on voulait aussi te poser ces questions-là effectivement sur le sur ce que tu penses de ça au niveau du Botswana. Bah c'est la même chose en vrai. Au Botswana, ça va souvent être la même la même approche et c'est vrai que quand tu vois, c'est toujours ça qui est un peu frustrant, c'est quand tu regarde le prix que tu payes. Au Botswana, c'est encore plus cher que Tanzanie, c'est déjà extrêmement cher mais c'est un des plus chers au monde. Tu vas passer tu peux trouver des nuits d'hôtel enfin des lodges à 3000 5000 la nuit par personne et des trucs comme ça, complètement délirant. Et quand tu regarde OK, là-dedans combien va vraiment même pour le lodge en lui-même versus l'agence de voyage qui prend une énorme commission, ça a pas beaucoup de sens. Donc c'est c'est toujours assez assez bizarre mais forcément à la fin la réalité, c'est quoi? C'est que la personne qui a accès au client américain et qui a la confiance du client américain pour mettre de l'argent sur la table, bah c'est l'agent américain qui est aux États-Unis, qui est dans sa ville et cetera et qui est capable d'amener le client. Donc lui il vend au prix qu'il veut de toute façon. Et c'est vrai que c'est ça qui est un petit peu problématique. Et donc même si tu as un, tu vas avoir des effectivement des lodges qui sont détenus par des gens externes comme potentiellement moi. Et tu vas ouais, ça veut dire que tu as tu as tu as beaucoup de situations effectivement l'argent il est pas Est-ce que tu essayes quand même de bosser avec des locaux, d'engager des locaux, tu vois, de faire ce travail-là pour aussi aider un peu le pays localement, tu vois. Clairement. Donc c'est ça le truc, c'est que où je veux être clair, c'est que c'est un problème de toute façon qui qui existe et donc enfin faut pas trop se voiler la face, c'est que quoi qu'il arrive, bah forcément tu vas toujours avoir des étrangers qui partent avec une bonne partie de l'argent et que c'est effectivement compliqué de switcher la balance. Donc après moi j'ai essayé au maximum de pas faire ça mais c'est vrai que c'est toujours compliqué parce que forcément moi je suis quand même de nouveau, je vis pas non plus sur place, je suis pas local non plus et à la fin, je dois bien aussi récupérer de l'argent de mon investissement et faire marcher ce lodge, ça veut aussi dire que je suis capable de vivre dessus et on est capable de vendre, on est capable de faire pas mal d'actions. Et donc ça veut dire qu'il y a une partie de l'argent qui doit forcément rester en Suisse, rester en Europe pour pouvoir vendre et continuer à faire les choses. Mais par contre effectivement, ça faisait partie de du truc qui est extrêmement critique pour moi, c'est que depuis le départ, j'ai j'ai jamais voulu être moi-même en charge du lodge et de gérer tous les trucs locaux, ce que j'ai pu voir aussi pas mal de pas mal d'endroits où finalement tu te retrouve avec un blanc qui gère et puis le reste c'est un petit peu du les esclaves qui sont là et qui qui travaillent. Donc c'est des fois un petit peu un petit peu bizarre. Donc c'était pour ça que je m'étais associé initialement avec bah mon guide safari avec qui j'avais commencé. Donc on avait on avait commencé comme ça où je lui avais donné une bonne partie des parts sans avoir fait quoi que ce soit comme comme effort initial. Mais pour moi, c'était important que ce soit pas juste moi en tant que l'espèce de soi-disant riche étranger qui vient et qui achète des terres et cetera. C'était vraiment le but d'en faire une vraie collaboration qui devient win-win parce que à la fin, si on regarde bien, c'est que mon guide, son gros problème local, c'est que il a pas accès au marché européen, suisse, américain et cetera. Et même si je lui donnais de l'argent pour pouvoir aller voyager et faire ces trucs-là, il comprend il est pas né je sais pas à Genève. Donc il comprend pas forcément qu'est-ce qu'il va faire que tu as envie d'aller dans un safari, combien tu as envie de payer et toutes les tous les trucs qui sont importants potentiellement pour nous. Et c'est souvent là où la plupart des malheureusement disons les opérateurs locaux où des fois ils galèrent, c'est qu'ils ont de la peine à comprendre en fait quel est le besoin client ou qu'est-ce qui est important pour nous ou qu'est-ce qui nous fait peur ou pas forcément peur. Pour lui, il a vu des lions toute sa vie depuis qu'il est enfant. Donc il y a plein de choses qui lui font pas forcément peur ou qui sont difficiles à comprendre du point de vue de qu'est-ce que le client recherche. Ouais, ils ont pas du tout la même réalité. Voilà exactement. Donc il faut se dire et ça c'était important pour moi aussi de bien le comprendre, c'est qu'à la fin, il y a beaucoup de ces gens qui que j'engage aujourd'hui qui sont de villages où ils étaient je sais pas, ils sont 300 400 personnes, ils sont encore c'est encore des anciennes tribes, ils ont encore un chief. Donc ils ont une façon de vivre qui est je sais pas quel est le bon terme mais qui est complètement différente de la nôtre et où effectivement c'est très difficile de comprendre qu'est-ce que c'est de vivre même dans une grande ville quoi. Parce que quand tu as eu l'habitude que la ville c'est un truc de 30000 personnes, donc je sais pas et Chalon, et ça c'est le plus gros truc que tu que tu connais et autour il y a rien. Donc ça c'est à 100 km tu vois. Donc autant te dire déjà qu'il y va pas tous les jours, bah ta perspective elle est extrêmement différente et tout ce que tu vois, c'est des touristes qui passent et qui vont dans des lodges à gauche à droite. Donc c'est vrai que c'est difficile d'avoir cette compréhension-là. Donc même si tu donnes parce que le Botswana, ils ont pas mal d'argent finalement et à travers différents trucs mais ils ont ils ont de l'argent et donc ils supportent assez bien finalement leur leur citoyens et donc tout le monde a accès aux médicaments et donc il y a une bonne éducation. Donc ça c'est pas un énorme problème. Et donc ça veut dire qu'ils ont même fait des initiatives où ils essayent de supporter des des des initiatives de tourisme. Donc où tu as des locaux qui essayent de ah bah ils font un guest house ou un machin. Mais à chaque fois bah ça soit ça correspond pas au client ou ils savent pas comment vendre, ils se retrouvent avec quelque chose que finalement ils arrivent pas à vendre et donc on arrive dans une situation qui est problématique. Donc pour moi, c'était là où c'était important, c'est qu'en fait comme moi, j'ai aucune idée de de la nature, je connais pas le comment les animaux dans le détail et je connais pas bah comment gérer finalement des gens locaux. Même si on parle anglais et que leur langue officielle c'est aussi l'anglais, à la fin ils ont ils ont leur propre dialecte. Il y a beaucoup de choses que je ne prétends pas être être capable de venir là-bas et je peux gérer des gens qui sont locaux. Donc ça c'était c'est super important à la fin pour délivrer l'expérience. Tout ça, c'est une collaboration entre moi et ma capacité finalement à conceptualiser le projet, à le rendre en quelque sorte profitable pour que ça fonctionne dans le long terme et la capacité d'amener des clients. Et eux, finalement il y a ma directrice locale aujourd'hui et toute l'équipe qu'on a sur place. Donc c'est 25 personnes de de en gros de tous les de différents villages environnants. Donc j'ai fait un push assez fort sur le fait que je voulais pas seulement engager des gens botswanais mais surtout des gens qui sont des villages environnants pour que c'est un vrai bénéfice là-bas. Donc ça veut aussi dire des fois prendre des décisions sur lesquelles on va dire ah on a besoin d'un chef, on va plutôt prendre un chef qui essaye dans le village d'à côté et le former pour qu'il puisse travailler avec nous plutôt que d'aller chercher un chef dans la capitale qui est peut-être plus qui a peut-être plus de compétences. Parce que finalement, il y a beaucoup de trucs là où beaucoup de ces lodges bah à la fin, ils engagent même pas les communautés locales. Donc ça c'était super important. Pour moi, c'est cette partie, il y a une vraie collaboration qui doit avoir lieu et à la fin, c'est une question de bah ça c'est toujours la même chose, ça dépend des personnes qui sont impliquées. Donc si l'objectif principal c'est de faire un maximum d'argent, effectivement moi je peux limiter le cash qui descend au Botswana au maximum et puis garder tout pour moi. Et ça de toute façon, il y a certains qui vont le faire, certains qui vont pas le faire. Mais je pense que aujourd'hui ce qui marche super bien, c'est que j'ai vraiment donné la direction en gros de l'entreprise locale à une à une personne qui était qui s'appelle Mosetsana qui est en gros une femme de 35 ans et qui était au début une consultante pour moi un peu dans le parti tourisme et cetera. Elle faisait différentes choses localement. Donc c'était un peu une fille qui essayait de faire un peu de l'entrepreneuriat à gauche à droite, qui n'avait pas du tout les compétences pour être que ce soit même manager mais même directrice d'entreprise et qui en fait au fur et à mesure du temps et au fur et à mesure de des différentes étapes qu'on a eu lieu, que je voyais qui était vraiment la personne qui avait le bon mindset, qui arrivait à voir long terme et qui était capable de diriger les choses. Et du coup, je lui ai au fur et à mesure laissé la place, laissé la chance et aujourd'hui, c'est elle qui opère tout le tout le truc. Et donc par exemple en ce moment, je suis en train donc aujourd'hui, je suis encore détenteur de toutes les parts parce que j'ai récupéré en gros les parts de mon ancien partenaire avec qui ça s'est mal passé. Mais là, je suis en train de lancer du coup une initiative que comme j'avais aussi dans mon entreprise tech où on va faire un trust pour les employés avec des parts qui sont données au fur et à mesure. Parce que ce qui est clé de nouveau, c'est ce qui fait que des entreprises tech fonctionnent très bien, c'est que à la fin, moi je me suis toujours senti comme étant un shareholder de l'entreprise. Donc j'avais toujours above and beyond parce que je voyais bien qu'en fait à un moment donné, si en dehors de mon propre salaire et de mon propre truc que je pouvais recevoir chaque mois, le fait que l'entreprise allait bien avait un impact potentiel assez fort sur ce que j'ai pu faire par la suite. Et une des raisons pourquoi j'ai pu lancer ce projet-là et l'investir moi-même, c'est parce que j'ai rejoint
dur et au fur et à mesure que je faisais des bonnes actions ou que j'avais des bons résultats, on me donnait plus de stock et donc au fur et à mesure ça ça devient même plus gros que mon mon salaire ou ce que je peux gagner. Et donc ça pour moi c'est un des éléments critiques. Donc ça c'est un truc qu'on est en train de mettre en place mais même aujourd'hui de nouveau la direction au top niveau au Botswana c'est dirigé par par une fille finalement qui est locale des différents villages et toutes les équipes locales sont sont bah de nouveau des différents villages, ils sont opérés par eux-mêmes. Et je pense que ça c'est super important et ça se ressent dans la dans le delivery parce que c'est beaucoup plus authentique. Et je peux voir dans pas mal de lodges de nouveau, il y a pas mal de gens qui peut-être comme moi on se dit ah je veux aller en Afrique et du coup ils ont voulu se déconnecter complètement. Ils ont construit un truc et ils essaient de le gérer eux-mêmes. Et ça souvent c'est problématique parce que de nouveau moi je c'est très difficile pour quelqu'un comme moi de pas être en train d'impressionner les personnes locales qui ne savent pas enfin pour eux je suis un ovni complètement complètement différent qui vient d'un d'un autre pays, qui n'arrive pas à s'imaginer et donc c'est difficile d'avoir cette interaction un peu plus humaine. Donc si je suis leur leur manager en gros au quotidien, c'est extrêmement difficile à faire fonctionner les choses. Et je vois pas mal de lodges qui qui galèrent là-dessus. Donc après pour moi c'est un des trucs enfin à la fin ce genre de projet là ce qui est assez intéressant c'est qu'il permet aussi de enfin pour moi le but derrière tout ça c'est de d'empower en gros un certain nombre de personnes. Pour moi c'est toujours la même chose c'est que j'ai aucun intérêt à je gagnais beaucoup plus d'argent à faire ce que je faisais avant donc je suis pas en train de faire ça pour de l'argent spécifiquement. Par contre c'est vrai que ce dont je parlais avant et ce que ça me permet d'avoir au niveau de mes clients, de la delivery, des gens qui les retours que je peux avoir sont super sont super bons et ils font toujours énormément plaisir mais surtout aussi bah l'impact que je peux voir sur ces sur les personnes avec qui j'ai travaillé qui est super cool et donc je suis je suis très content de me dire ah demain on va pouvoir construire un deuxième lodge, je vais pouvoir prendre mon manager qui maintenant vient d'être pas mal formé pour aller faire le nouveau lodge et cetera et cetera et voir cette évolution là elle est super intéressante. Et ce que j'ai remarqué, j'arrête de parler mais souvent dans ces villages le problème c'est qu'ils ont peu d'opportunités. À la fin c'est qu'ils se retrouvent dans un truc où bon bah en fait les seuls trucs que tu peux vraiment faire vu qu'ils ont pas forcément énormément de formation c'est ben de nouveau tu as peut-être certains lodges qui vont t'engager pour planter des trucs et puis après ils vont te payer cash et puis terminé et puis tu fais pas grand-chose de plus. Et le fait que nous on ait fait ce choix en gros d'engager dans les communautés bah moi j'ai pas de problème à ce que tu bosses une année pour nous et ensuite tu ailles ailleurs. Nous on va pouvoir réengager des gens, c'est pas un problème. Beaucoup de ces en dehors de certains rôles critiques des guides super bons il y en a plein. Et j'ai aucun problème avec le fait que bah en fait on on a un guide et que ça lui permet ou même si ça lui permet d'évoluer de guide assistant à guide professionnel avec nous et ensuite partir plus loin, ça lui permet d'avoir des opportunités. Et pour que le Botswana continue à se à se développer bah il faut que ouais ce genre d'entreprise ait un impact positif sur les gens. Donc j'essaie de le faire au maximum après Non c'est bien c'est important. Ouais il y a la réalité mais je pense que comme tu disais ça doit aller dans les deux sens donc Et puis je pense juste pour finir la grosse différence c'est que moi je suis pas j'ai j'ai fait autant j'ai fait les deux c'est-à-dire que je suis autant agence de voyage parce que je vends à des clients yoga et cetera donc c'est-à-dire que ça c'est mon entreprise en Suisse. Donc il y a aussi une question de confiance qui est super importante. Là peut-être du coup cette entreprise dont tu me parlais avant Oui il y avait les deux aussi. Il y a aussi l'entreprise européenne et l'entreprise OK. OK toujours voilà donc il y a toujours un peu ce truc là qui doit quand même exister parce que même même en terme de protection des consommateurs et que si toi tu si moi j'avais que l'entreprise au Botswana, tu viens chez moi, tu payes, qu'on fait faillite bah bonne chance. En Suisse je suis je suis sous la loi en gros de de comment ils appellent ça voyage package en gros ce qui fait que je dois être affilié à un fond de garantie. Donc si je fais faillite c'est eux qui vont se porter garant pour rembourser les clients que potentiellement l'argent que j'ai pu potentiellement perdre ou mal gérer. Donc ça c'est des protections de consommateurs qui sont quand même super importantes et qui font que bah de nouveau avoir une entreprise suisse qui collabore avec une entreprise locale fait une grosse différence. Et du coup la différence c'est que moi j'ai tout le le stream en gros. Donc j'ai c'est pas que je j'essaie juste de maximiser ma commission au niveau suisse et que de toute façon à la fin si je fais ça je kill mon business local donc Je voudrais faire un petit retour en arrière. Tu as dit une phrase à un moment donné tu l'as dit comme ça comme si c'était un truc facile. Tu as dit j'ai acheté j'ai acheté le terrain au Botswana. Donc retour en arrière même avant voilà avant d'avoir commencé à construire, avant de tout tout tout le principe tu as acheté un terrain avec rien dessus. Ouais. Je comprends bien. Tu peux nous raconter déjà un comment tu trouves un terrain, deux comment tu achètes un terrain et trois bien évidemment que tu as fait revoir tout ça par plein d'avocats et cetera et que tu bien sûr tu l'as pas juste fait comme ça. Donc peut-être que tu peux nous raconter ouais je dirais tu vois le petit résumé de déjà comment tu trouves un terrain, tu vois je saurais même pas où chercher sur le principe et comment ça se passe après pour l'acheter. Ouais. Bah du coup j'ai commencé donc suite à Safari Mobile avec mon guide enfin le guide et chef donc je suis resté en contact avec lui et c'est à travers mon guide du coup que j'ai lancé ce projet. Donc quand je parle de il y avait eu un peu cette opportunité c'est que pendant finalement Safari Mobile on avait commencé un peu à discuter et j'avais déjà eu ce sentiment et j'étais déjà un peu là tiens ça c'est quelque chose d'intéressant, on pourrait faire quelque chose et j'en parlais plus comme un un rêve un peu en mode vacances. Je sors une blague mais moi j'étais assez sérieux en fait dans dans cette situation là je fais des blagues mais je suis là en fait pourquoi pas en fait. Et j'ai toujours été comme ça donc c'est vrai que les trucs sur lesquels je blague mais en fait moi je blague pas du tout tu vois. Et on est resté du coup en contact et donc moi ce que je me suis dit au départ c'est moi j'en ai aucune idée en plus. Donc je dois en fait avoir une certaine personne de confiance avec qui travailler et donc au départ c'était me dire OK ben on a eu cette expérience qui était tellement incroyable de de mon de ma perspective, super bonne connexion avec le guide et le chef et ben on a on a pris contact et puis on est on est resté en contact et à un moment donné bah on a commencé à parler de enfin en fait le truc qui s'est passé c'est que mon ex à l'époque qui qui avait voyagé avec nous tout d'un coup tombe sur un sur un des lodges qu'on avait visité sur internet. Je sais pas comment elle est tombée dessus d'ailleurs mais tout d'un coup elle m'envoie un truc sur WhatsApp un peu le truc con que tu reçois tu es là elle dit ah il y a le lodge qui est à vendre. Tu vois un peu en mode de nouveau bonne blague tu vois. Et Ça coûte combien? Exactement. Moi j'étais un peu là ça coûte combien? Elle elle l'a envoyé en mode ah c'est drôle le truc il est à vendre. Moi je dis ouais ça coûte combien? Vas-y on peut contacter contactons. Elle a le business plan dans sa tête. Exactement tu vois. Et donc après j'étais là évidemment j'ai pas du tout les fonds pour vendre ce truc là parce que ça coûtait quand même extrêmement cher. On parle d'un lodge existant qui était à vendre. Mais c'est vrai que du coup ça m'a un peu déclenché un truc puis ça m'a fait ah ça faisait à peu près un an que j'avais voyagé et puis c'est effectivement ce sentiment là le truc de l'année précédente qui revient je pense qui était un peu caché. Ben je me rappelle rentrer du Safari Mobile et dès que l'avion s'est posé j'étais là bon wifi il faut que je regarde mes emails c'est très vite on sort de ce de ce cadre dont je parle qui était un peu hors temps et tout d'un coup en deux secondes de nouveau on est on est dedans. Et et c'est vrai du coup bah en fait je suis parti un peu de ce truc là tout d'un coup ah oui il y avait un lodge donc j'ai repris contact avec mon ancien guide à ce moment-là qui me disait ah ouais il y a plein de trucs qui sont de nouveau le touriste repart suite au covid donc il y avait plein de choses et donc j'étais là OK bah regarde un peu les terrains qui sont disponibles et puis on part un petit peu comme ça. Donc il m'a envoyé quelques quelques quelques trucs que lui il observait. Je sais pas trop comment est-ce qu'il cherchait ces différents terrains donc de nouveau il est parlé avec des communautés locales et cetera. Et puis au fur et à mesure bah en fait on avait tout d'un coup un terrain où il me dit bah tiens bah tiens ça c'est un terrain où on était passé à un moment donné. Et puis et puis ouais bah c'est là où je suis arrivé sur ce sentiment un peu bah tout d'un coup j'avais une sorte d'opportunité. Tiens il y a un terrain à vendre qui coûtait pas si cher que ça finalement en terme de par rapport à ce que j'avais à ce moment-là par rapport à ce que ce qui est devenu l'investissement à la fin. Et ouais je me suis je sais pas si c'est exactement à ce moment-là où je me suis dit tiens là en fait il faut que je il faut que je teste, il faut que j'y aille, je vais essayer de même si je sais pas exactement où est le terrain, si c'est le bon terrain. Quand je parle avec différentes personnes, il y en a qui regardaient sur internet le Google Maps qui me disait ouais là attention parce qu'il pourrait y avoir des floods et cetera. Puis je suis là en fait je vais parler avec moins de gens parce qu'on va que me décourager tu vois. Et et j'étais un peu là j'ai dû fermer mes œillères puis me dire en fait peu importe, essaye le truc. Je dois faire confiance de façon à quelqu'un donc ça veut dire que pour acheter un terrain en tant que étranger c'est beaucoup plus compliqué que ça en a que ça pourrait le paraître. Enfin ce qui est logique c'est qu'on peut pas acheter un terrain en tant que étranger donc forcément il faut travailler avec quelqu'un de local et même à ce moment-là ça veut dire que c'est lui qui a acheté le terrain en son nom. Donc ce que j'ai dû faire comme modèle c'est dire OK bon bah on va aller de l'avant. Donc ce que je vais faire c'est qu'on va signer un agreement qui dit que je vais t'envoyer de l'argent pour que tu puisses acheter un terrain. Ensemble du coup à travers ça on va créer une entreprise et tu vas recevoir x nombre de parts parce que tu as fait en gros cette transaction. Donc en gros moi j'ai dû à mon nez dire bon bah voilà je t'envoie de l'argent sur ton compte et tu bah il aurait pu partir à ce moment-là comme il aurait pu acheter le terrain et garder le terrain comme il aurait pu faire ce qu'il voulait. Donc j'ai dû faire un peu ce bête à un moment donné et c'est vrai que bah c'est un peu un moment dont je me rappelle assez fortement parce que j'étais là en fait ouais j'ai dû j'ai dû me dire en fait bon je suis prêt à prendre le risque puis peu importe en fait et puis Tu es prêt à perdre l'argent quoi. Voilà je suis prêt à perdre de l'argent et puis au pire c'est pas grave au pire je ferai un euro et puis tant pis. Tu avais un peu confiance en lui quand même. Enfin c'était quand même quelqu'un Bien sûr bien sûr je suis pas allé je suis pas non plus allé en mode j'ai quand même fait signer un agreement qui m'a bien servi à la fin. Donc malgré tout tu parlais d'avocats, j'ai justement évité de faire rentrer des avocats suisses ou des gens qui étaient ici qui m'auraient conseillé dans le bon sens. Donc j'ai impliqué un avocat local mais qui était aussi apporté par du coup mon mon guide, mon partner business pour structurer en gros le truc, pour avoir quelque chose qui me protège mais c'était plutôt dans le je vais le faire protégeons-nous plutôt que voilà un avocat qui va vraiment me conseiller sur mais est-ce que tu peux même acheter un terrain comme ça? Qu'est-ce qui va se passer? Enfin quels sont les risques tu vois? Parce que je voulais pas forcément avoir une trop bonne compréhension des risques parce que je savais très bien que assez vite ça allait me décourager et que j'allais pas le faire. Et qu'en fait j'aurais pu aussi me dire tiens ce qui aurait été logique de faire c'est dire OK bon ben avant d'acheter je vais aller voyager sur place, faire deux semaines, faire le tour de tous les trucs. Et en fait dans ma tête j'avais tellement de boulot, tellement de trucs, ça me paraissait tellement loin et j'étais là mais en fait c'est soit je fais ça, j'achète et donc je suis comité et donc je suis dedans et donc je dois
plus le projet que j'ai eu avant et à la fin il va rien se passer et puis euh puis j'en parlerai comme un projet que j'aurais pu faire tu vois. Et à ce moment-là j'étais là j'en peux plus de ce projet que j'aurais pu faire. Et donc t'envoies Et donc t'envoies cet argent à à ce guide et qui du coup achète le terrain pour toi. Qui du coup achète pour nous du coup parce que c'était un du coup c'était il l'a pris à son nom et du coup l'idée c'est que ensuite on crée une entreprise. Ouais. Et donc ce terrain il devait être transféré de lui en tant que personne à l'entreprise qui était détenue par nous deux. OK et donc vous avez dû vous avez créé une entreprise locale au Botswana. Enfin lui a monté la boîte et et à ce moment-là toi en tant qu'étranger tu pouvais être actionnaire de cette boîte Exact. localement en tant qu'étranger. Oui mais par contre Oui mais parce que du coup le et c'est là où j'ai pas fait attention aux choses c'est qu'en fait pour même pour que ça puisse fonctionner ça il fallait passer à travers un process qui a duré à la fin plus de 2 ans. Donc en fait moi j'avais l'impression et on m'a fait un peu comprendre que c'était tout bon et que euh bah que ça allait bien se passer et que le terrain allait être transféré à à à l'entreprise. Mais en fait ce que j'ai réalisé au fur et à mesure c'est que pendant plus d'une année et demie je construisais sur un terrain qui ne m'appartenait pas avec pas d'autorisation et plein de choses. Donc j'ai mis commencé à mettre pas mal d'argent dans des trucs où on m'a donné l'impression que ah non tout va bien se passer c'est dans c'est Et quand j'ai récupéré le sujet et j'étais là en fait mon mon business partner il faut que je faut qu'on se sépare du faut qu'on se sépare ça fonctionne plus. Bah j'ai réalisé qu'en fait le process il avait jamais vraiment commencé de transfert de terrain à l'entreprise et qu'en fait le process était bien plus compliqué que il en avait l'air. Et qu'effectivement le Botswana ils sont très attentifs à ne pas juste donner des terrains aux étrangers. Ce qui est logique et ce qui est très bien aussi. Mais c'est vrai que pour moi c'était plutôt un peu de la naïveté finalement. J'ai fait beaucoup de choses et je suis rentré dans un sujet et puis j'ai fait confiance aux gens et je me suis dit bon en fait c'est un peu con mais c'est un peu le truc où mon guide safari à partir du moment où il est pas parti avec l'argent bah je me suis dit c'est check de plus je peux lui faire confiance. Alors qu'évidemment ça n'avait pas évidemment il aurait pu prendre l'argent à ce moment-là mais ça avait beaucoup plus de sens de prendre des parts d'une entreprise où on est en train de construire sur son terrain à lui du coup et on était et du coup ça pouvait apporter beaucoup plus de bénéfices si il voulait du coup. Et moi pour moi c'était une validation du fait que ah bah tout va bien du coup je peux lui faire encore plus confiance. Ce qui fait que j'ai encore moins regardé ce qui se passait. Et c'est vrai qu'à ce moment-là je travaillais encore chez Sprinkler, j'avais bah beaucoup finalement de la du funding parce que j'ai finalement fundé ce projet de A à Z moi-même. Euh bah ça a toujours été de l'argent que je gagnais chez Sprinkler que je réinjectais au fur et à mesure dans le dans le lodge. Au départ j'avais pas du tout les fonds pour pouvoir faire tout le truc mais au fur et à mesure bah j'ai à peu près sorti tout ce que j'avais deuxième pilier, troisième pilier, je suis parti de la Suisse pour pouvoir faire ça et j'ai tout mis dedans pour pouvoir arriver au bout. Mais au départ c'était pas du tout l'intention. Au départ j'étais là ah ouais je vais m'acheter ce terrain qui coûte pas trop cher je vais aller sur place et puis on va voir ce qu'on fait. Et en fait du coup ça ça m'a tiré dans dedans. Ça t'a commis du coup. Ouais ça m'a commis exactement. Est-ce que aujourd'hui tu es propriétaire du terrain avec quelqu'un d'autre? Sur le local tu es obligé parce que tu peux c'est impossible d'avoir un terrain en tant qu'étranger seul. Ah OK. Si si si c'est possible. Mais tu dois passer à travers un process qui est très compliqué et tu dois passer Oui voilà mais c'est compliqué mais c'est faisable et aujourd'hui tu es Voilà donc tu dois monter jusqu'au niveau du ministre donc c'est c'est assez compliqué et donc tu dois avoir un approval top niveau pour que ce puisse pour que ça puisse être validé. Après il est pas à mon nom mais il est au nom de l'entreprise locale qui aujourd'hui je je détiens à 100 %. OK. OK. Mais donc ça veut dire que ça s'appelle un Ouais mais ça veut dire que tu voilà tu es propriétaire Mais mais de nouveau ça ça reste un bail. Ouais c'est sur OK. Donc le truc ne nous appartient pas vraiment donc c'est le land board c'est du tribal land et donc ça veut dire que c'est on a le droit de faire un certain de choses dessus mais ça reste la façon dont on a construit le lodge et donc ça c'était aussi un des aspects super importants pour moi c'est je voulais quand même rester dans la ce que j'ai trouvé super beau c'est le fait que justement il y ait rien quoi c'est c'est le c'est que c'est le côté savane c'est le côté il y a pas des grosses constructions partout, on a pas démoli l'environnement. Donc ce qui était super important aussi pour moi là c'est au départ c'était pure savane il y avait rien et quoi qu'on construise c'était de rester dans des dans une approche on va dire respectueuse de de l'environnement ou dans lequel on allait pas commencer à tout démolir. Donc tout ce qui a été construit c'est avec un concept tout est en bois canva donc le truc de tente je sais pas comment on dit ça. Canva ouais. Et en gros de des herbes pour les la toiture. Principalement c'est c'est que ça. Et donc ça veut dire que l'eau qu'on a sur place on a du creuser en gros un puits et puis tirer de l'eau du sol, filtrer cette eau aujourd'hui on la purifie pour qu'elle puisse être utilisable. On a construit des enfin on a vraiment dû faire toute l'infrastructure incluant aussi l'électricité donc tout est sur panneaux solaires. Tout ce qui est eaux sales on a une station d'épuration écologique pour pouvoir donc passer à travers différentes étapes de des constructions de cette eau pour qu'elle puisse être redistribuée à l'extérieur. Donc le but c'était de devenir quelque chose d'assez en gros. Et ça c'était super important ouais. Ouais. Ça on va dire c'est le même s'il y a eu des petits problèmes mais c'est entre guillemets ça s'est bien passé, ça s'est bien fini. Il y a un moment donné où ça s'est moins bien passé si je dis pas de bêtises. Là l'argent tu l'as perdu. Ouais. Ouais. Alors il y a eu Tu peux nous raconter un peu le le moment où c'était un peu plus complexe. Ouais alors il y a eu plusieurs Moi j'imagine que c'est pas le seul il y en a plusieurs mais Ouais il y a eu plusieurs il y a eu il y a eu plusieurs étapes effectivement mais je pense que de nouveau je suis allé là-dedans de façon assez naïve et au fur et à mesure bah ce qui se passait finalement avec mon guide et de nouveau je suis pas convaincu que c'est lui qui était vraiment derrière ça et qui avait des intentions extrêmement négatives. Mais ce qui s'est passé c'est que moi en arrivant avec naïveté avec un petit peu d'argent quand même à disposition par rapport à ce que ça pouvait dire localement pour eux et tout d'un coup pas mal de gens qui commençaient à nous entourer. Bah il y a pas mal de gens qui se sont dit tiens il y a de l'argent à prendre sur la table on va commencer à à tirer. Et donc on s'est retrouvé dans une situation où moi je continuais à mettre de l'argent, à mettre de l'argent, j'étais loin et j'avais l'impression que le projet il avançait. Mais en fait ce qui se passait c'est que sur tous les sur toutes les décisions qui étaient prises à la fin on choisissait un je sais pas on avait besoin d'un plombier. Donc on faisait quand même le process de dire OK on va parler avec trois plombiers différents, on leur demandait des offres différentes et comparer. Mais ce qui faisait de nouveau la décision je la laissais à mon directeur local, à mon guide qui lui allait choisir le plombier avec qui il était d'accord de donner une com en retour et souvent qui était le moins compétent. Donc ce qui fait que au fur et à mesure on s'est retrouvé dans cette espèce de situation où j'ai un lodge à moitié construit, j'ai tout mon argent qui a disparu et je suis là mais c'est pas possible avec l'argent que j'ai mis où j'en suis vraiment. Et surtout que bah dans beaucoup de situations en fait quand on a fait venir parce qu'au début j'étais un peu là OK on a réalisé assez vite que en fait ce qui a été construit ne correspondait pas. Typiquement sur la partie infrastructure de nouveau tu te retrouves avec un plombier qui t'amène il te tire de l'eau mais la façon dont il va la filtrer il a aucune idée et en fait il fait n'importe quoi. Et à la fin tu réalises que tu as payé un mec extrêmement cher, il a acheté plein de trucs pour pouvoir filtrer et c'est pas du tout adapté. Donc tu perds énormément d'argent comme ça. Donc au fur et à mesure je me suis retrouvé ouais après à peu près un an et demi de projet où j'étais sur place, j'avais un lodge à moitié construit, j'avais quasiment plus de enfin en gros j'avais mis quasiment tout l'argent que j'avais là-dedans et je me rappelle effectivement avoir il y avait deux deux comment on appelle ça des opérateurs allemands qui passaient par là un peu rien à voir. Je demande des gars qui envoient beaucoup beaucoup de clients au Botswana qui passaient par là, qui s'arrêtent dans notre lodge parce qu'ils avaient vu notre site internet il était déjà assez cool donc on avait fait plein de trucs à quoi ça devait ressembler tu vois donc ils sont venus pour voir ça. Et ils sont arrivés sur site et je pense bon ils ont bien vu que c'était une construction mais ils ont quand même vu ils étaient là putain mais qu'est-ce que enfin ça se voyait que c'était un peu un truc où on était allé dans tous les sens tu vois et que les trucs étaient construits à l'arrache. Ça voulait un peu rien dire par rapport à ce que moi j'avais envisagé. Donc et donc je les vois arriver, il y a mon directeur qui parle avec eux et cetera. Et moi j'en parle un peu plus tard et c'est vrai que au début ils sont ils sont super gentils, ils disent ah ouais ouais c'est super sympa votre truc ouais ouais on vous enverra des clients et cetera. Donc le truc un peu typique où les mecs ils partent et puis en fait on t'entend jamais plus jamais parler d'eux. Et moi du coup je suis quand même allé vers eux et et à la fin je leur dis ah est-ce que je peux prendre votre carte et cetera. Et c'est là qu'ils me prennent un peu à part et ils me disent en gros c'est des Allemands et du coup ils m'ont un peu pris un peu à part en mode je sais pas je pense qu'ils se sont dit tiens lui il est en train de se faire avoir comme jamais et ils m'ont dit mais fais attention à ce que tu es en train de faire parce qu'on voit la passion dans le projet, on voit tu vois ce que tu essaies de faire, tous les trucs et mais là tu es en train de te faire complètement avoir et ton truc il est il y a plein de trucs qui vont pas. Il y a plein de trucs qui vont pas dans la enfin eux étant expérimentés ils m'ont dit on comprend pas comment ton produit il est marketé. Enfin de nouveau ils m'ont fait ils m'ont ils m'ont clashé pendant pas méchamment je pense mais sur le moment c'était extrêmement dur à prendre parce que toi tu es là à essayer de trouver des solutions dans ton truc, tu as mis énormément d'argent dedans, de toute façon tu es déjà complètement commis. Et donc le seul truc tu peux faire c'est dire OK bah soit j'arrête complètement soit effectivement il faut que je leur dise OK bon bah en fait merci pour le feedback et puis je vais je vais réagir à ça. Je suis toujours chez Sprinkler ouais. Je suis toujours chez Sprinkler et j'aurais pas pu si j'étais plus chez Sprinkler j'aurais pas pu j'aurais pas pu me retourner. Et en gros bah jusque-là je pense que j'avais mis en gros mes économies et l'argent que j'avais de côté, que j'avais pu économiser pendant plusieurs années et tout ça. Et là je suis passé sur la phase où bon bah en fait je vais prendre je vais taper dans les fonds qu'il me reste, je vais aller chercher les autres trucs deuxième pilier, troisième pilier, trouver d'autres moyens pour continuer à faire vivre ça. À ce moment-là j'avais je réussissais quand même assez bien chez Sprinkler, j'avais quand même donc j'avais j'avais de l'argent qui rentrait mensuellement donc je pouvais continuer. Mais c'est vrai que c'était un peu en mode c'est en gros maintenant c'est tout ou rien quoi c'est all-in et c'est vrai que c'est un moment assez perturbant où tu as tes parce que eux à ce moment-là ça aurait été des potentiels clients pour un lodge typique safari qui s'ils trouvaient l'endroit super intéressant bah potentiellement ils peuvent t'emmener plein d'Allemands. Du coup du coup j'ai pas eu d'Allemands. Du coup on s'est perdu sur les Allemands. Non mais ce que je dis je dis qu'ils sont allemands surtout parce que je pense pas qu'il y a beaucoup de gens qui se seraient permis de voir quelqu'un comme ça et se dire vas-y je vais balancer la vérité. C'est vrai que les Allemands j'ai eu un peu cette expérience là où les mecs ils y vont, ils te connaissent pas et ils te cassent et en fait ça m'a fait un énorme bien je pense à ce moment-là parce que c'est ce même jour-là que j'ai retourné la situation que j'ai vraiment été là putain mais effectivement ils ont toute la base toute la théorie que j'ai appris de mon MBA avant de les PFL de machin. Tout d'un coup j'étais dans
de situation, même de Sprinklr et tout, j'étais dans une situation où je suis là, mais en fait je je suis en train de juste être complètement naïf et de j'applique absolument pas tout ce que j'ai appris. Donc c'était très bien, je pense, au début de se dire OK, vas-y, j'y vais, je me lance. Cette naïveté, tu as mené à Mais après je suis Voilà, la naïveté était bien au début, mais après je me suis laissé un petit peu emporter dans un truc et c'est vrai que ça m'a pris énormément de temps à agir. Et je pense que cette claque-là, elle m'a fait du bien. Elle m'a dit OK, après là, c'est un peu ce côté persévérant. J'étais là, en gros, j'avais quasiment ce sentiment en mode, j'étais là, mais je vais leur montrer que qu'ils ont tort. Alors qu'ils avaient complètement raison, mais c'est juste que du coup, ça m'a ça m'a vraiment poussé à me dire OK, réfléchis concrètement. C'est là où je me suis dit mais en fait, c'est là où toutes les les les étoiles sont un peu alignées. Tout d'un coup, plein de choses que j'avais mis en place avaient tout d'un coup beaucoup de sens. Des structures qu'on avait construit à des endroits qui étaient pas forcément cohérentes. Tout d'un coup, j'étais là, mais ah ouais, mais ça c'est super bien pour pouvoir faire justement mon truc de yoga, ça ça avait beaucoup de sens pour faire ci. Et en fait, tout d'un coup, tu avais j'avais l'impression que les les les étoiles s'alignaient. Et donc ce qui est intéressant dans tout ça, c'est le fait que initialement, j'avais jamais prévu de faire yoga et safari. J'avais prévu de faire un peu je sais pas trop quoi en fait. J'avais juste agi sur un instinct. Tu construits, on verra après. Exactement, j'avais agi sur un instinct et du coup, par la suite, j'avais dû le le corriger. Ça, je pense que c'est super important parce que là, c'est à la limite du du breaking point, mais je pense que c'est quasiment impossible de l'extérieur de se dire ah oui, effectivement, tu peut analyser qu'il y a un marché yoga et safari, très bien, mais en fait, souvent, c'est c'est c'est pas parce que tu as bien défini ton plan que tu vas trouver la solution. C'est à un moment, il faut être dans la merde pour ensuite dire OK, bah tiens, je vais c'est comme ça que je vais orienter les choses. Et du coup, c'est ce qui m'a permis de faire quelque chose qui maintenant est pour moi beaucoup plus unique, qui m'a permis même d'avoir bah de nouveau une histoire qui est assez intéressante derrière et qui qui m'a amené à quelque chose de beaucoup plus intéressant. Et donc je suis très content d'avoir passé à travers ces ces étapes assez compliquées quoi parce que autant mon mon guide, c'est enfin, profiter de la situation, l'avocat était pas du tout un avocat, enfin, il y avait un nombre de trucs, si vous voulez rien dire, j'avais essayé de chercher des fonds même en Europe. Du coup, je me suis fait complètement arnaquer, j'ai perdu de l'argent aussi à ce niveau-là. Et donc tous ces trucs-là où je m'étais dit mais justement, je regardais des fois ces trucs sur Netflix, genre Tinder Swindler, genre des trucs là où ils mais je regarde pas mal ce truc aussi sur sur YouTube où ils prennent des gens qui se font scammer. Des fois je suis là, mais ça te paraît obvious de l'externe quand tu regardes la situation, mais c'est vrai que ce qui est marrant, c'est que dans une situation où tu as vraiment envie d'avoir ce funding, par exemple, dans dans ma situation où il y a quelqu'un qui en gros me disait bah on va pouvoir t'aider et te donner les fonds dont tu as besoin pour finir, bah tu as envie d'y croire, tu vois. Et quand tu as envie d'y croire, du coup, tout d'un coup, tu de nouveau, tu tu caches complètement tout ce qui est autour et les trucs les les les énormes red flags, tu fais pas attention. Et c'est vrai que c'est assez marrant de de voir ça et c'est pour ça aussi qu'après bah j'ai fait pas mal d'introspection et j'ai écrit pas mal de choses par rapport à ça parce que c'est vrai que ça m'a permis de ouais, de comprendre ces problématiques et de me dire putain mais c'était important de passer à travers parce que autrement, je serais resté extrêmement naïf sur plein plein de sujets. Et euh ouais, j'ai plein de lessons learned avec tout ça quoi. C'est pas si facile quoi. Tu as écrit tu me l'as envoyé récemment en avant-première, on va dire, je crois. Ouais. Exactement. Tu as écrit un livre sur l'histoire, mais l'histoire est pas finie. Déjà, peut-être nous expliquer le livre, comment il est venu, quel est le but aussi avec le livre peut-être. Ouais. Ouais. Euh et puis après, on pourra parler de l'avenir dans le sens où c'est une partie de l'histoire parce que l'histoire elle continue et puis et puis il y a plein d'autres choses qui vont se passer maintenant. Mais peut-être revenir sur le livre, à quel moment tu t'es dit que c'était le moment de Ouais, bien sûr. mettre ça sur papier. Bah quand j'ai je pense c'est quand j'ai commencé bah de nouveau là, on a parlé depuis je sais pas un petit moment déjà. Euh et je suis pas rentré dans dans dans les détails de ce qui s'est vraiment passé. Et c'est vrai que souvent ce qui est intéressant de donc on on pose Je me suis retrouvé dans une situation où par le passé, on me disait ah qu'est-ce que tu fais dans la vie? OK, je travaille chez Sprinklr. Bon, personne sait ce que c'est Sprinklr. OK, tech, machin, donc bref. Et là, c'est vrai que bah tout d'un coup, le le le truc a complètement changé parce que tout d'un coup, c'est ah quoi, un truc safari? Donc tout d'un coup, les trucs sont beaucoup plus intéressants, on me pose plein de questions et je me retrouve à à devoir finalement raconter cette histoire à plein de gens ou plein de parties de l'histoire. Et c'est vrai qu'au fur et à mesure, je me suis dit putain mais il y a quand même quelque chose de super intéressant là derrière, que ce soit à raconter et surtout pour que les gens bah sur place puissent avoir aussi un meilleur ressenti de comment on en est arrivé là. Parce que c'est vrai que quand on voit un produit fini, on se dit ah OK, bon bah ça a toujours été un petit peu là, mais on voit pas forcément la difficulté et tout ce qu'il y a eu derrière pour arriver là. Et je pense que une des raisons de pourquoi ça fonctionne bien aujourd'hui et quand il y a beaucoup de gens qui ont une super expérience, c'est parce que autant moi, autant les différentes personnes qui sont sur place, on est passé par beaucoup de difficultés pour en arriver là, ce qui fait que tu sens là, je pense l'espèce de passion qui va derrière, il y a beaucoup de choses qui sont ressenties. Euh mais aussi initialement, c'était vraiment parce que de nouveau, il y avait plein de leçons que j'avais peur de enfin, je les apprenais peut-être sur le moment, mais j'avais je m'étais là, je vais je vais les oublier en fait. Je vais oublier tous ces trucs-là qui sont super intéressants et qui que j'aimerais par la suite éviter de de refaire. Donc il y a des trucs super intéressants où je me suis dit mais tiens, mais comment je me suis retrouvé là-dedans? Quand on me pose la question mais pourquoi tu as fait ça? Là, je suis capable d'y répondre parce que je me suis posé, je me suis dit mais en fait, c'était quoi le sentiment concrètement que j'avais eu? Et je pense que toute cette partie-là, elle était super super importante pour moi et je me suis Au départ, c'était plutôt un un un travail de de réflexion euh personnelle. Euh donc initialement, c'était plutôt l'écrire pour moi et pour me me me rappeler des différentes choses. Et puis après, au fur et à mesure, bah c'est devenu euh c'est devenu en fait, c'est une histoire que je me suis dit que je j'aimerais la la partager avec les surtout les gens qui visitent sur place, qui sont dans le lodge et qui sont dans cette partie souvent aussi un peu introspection potentiellement. Parce qu'à partir du moment où ils sont dans une retraite ou qu'ils ont envie de participer un peu à un truc aussi des fois un peu wellness, il y a cette partie-là qui est super importante qui est si je peux motiver d'autres personnes à prendre ce type d'action ou de de voir que de nouveau, le le le le chemin était extrêmement compliqué en quelque sorte pour en arriver là et souvent on rentre pas assez dans le détail pour vraiment le comprendre et que en gros, personnellement, on a parlé beaucoup de l'aspect business, mais il y a eu toute une toute une partie euh de transformation personnelle qui a dû avoir lieu pour que j'en arrive là. Et que je pense que si j'avais pas pris ces différentes actions, bah en gros, j'aurais j'aurais planté au milieu et ça serait allé un peu nulle part. Donc je pense que voir toute cette partie-là, elle est assez importante euh pour aussi n'importe qui qui veut se lancer ou qui ouais, qui a envie de de de de faire un projet ou un autre truc. Ça a pas besoin d'être un lodge au Botswana, mais je vois beaucoup de gens qui finalement de nouveau sont là, hésitent et j'ai un peu envie de dire et qui voient potentiellement des gens qui ont réussi et qui qui arrivent pas à comprendre OK, il y a un gap entre deux qui est énorme. Il y a plein de moments où tu étais là au bout du au bout du rouleau en train de dire c'est pas possible, je vais jamais m'en sortir. Et c'est vrai que souvent comme là, on va se parler à partir du moment où ça fonctionne bien, c'est pas quand tout était foireux et que le projet a failli foirer quoi. Est-ce que tu vas leur conseiller de faire confiance à leurs avocats avant de se lancer dans ce genre de projet ou est-ce que ou est-ce que tu penses qu'au contraire le le fait que tu ne l'es pas fait, ça t'a mis dans la galère, mais en même temps, c'est cette galère qui t'a permis d'en être où tu en es aujourd'hui. Donc comme on dit souvent dans l'entrepreneuriat, c'est tu tu dois passer par la galère pour arriver à Ouais. Je sais pas. Ouais. Ouais. Exact. Ouais, je pense que Ouais. Je pense qu'il faut pas essayer de l'éviter. En gros, il faut vraiment pas essayer de l'éviter et je pense que c'est très bien de se mettre dans des situations où justement tu sais pas et si tu es toujours en train de vouloir Je pense au fur et à mesure, tu peux t'entourer de personnes qui vont t'aider sur ces différents aspects. Mais je pense que dans l'entrepreneuriat, ce qui est intéressant, c'est le fait que tu tu dois te confronter un petit peu à plein de domaines dans lesquels tu as pas les compétences et tu dois un peu te prendre les claques dedans pour comprendre que c'est compliquer. Et que du coup, une fois que tu as une bonne compréhension des choses, bah tu arrives à à mieux maîtriser, tu peux commencer à déléguer. Et ça, j'ai remarqué au fur et à mesure, là, je le fais beaucoup. Maintenant, je commence à engager différentes personnes, de nouveau sur la partie tech, sur la partie finance, sur la partie sales et cetera. Donc maintenant, je commence à m'entourer de plus en plus de gens parce que on essaie maintenant de passer de potentiellement un lodge à avoir une vision, on en a peut-être trois ou cinq ou plus et créer une marque autour de de tout ça. Donc ça, ça veut dire que à un moment, je dois je dois essayer de scale. Mais avant de faire ça, toute la partie financière, c'est moi qui l'ai faite alors que je suis pas financier de base. Toute la partie vente, c'est moi qui l'ai faite. Dans le dur, au départ, j'ai envoyé des centaines d'emails par jour pour essayer de contacter des gens et je le faisais à la mano et jusqu'à que tu te prends que tu aies fait ça toi-même, c'est très difficile de comprendre. Et je pense que c'est le risque quand tu t'entoures, tu dis ah bah tiens, je vais lancer un nouveau projet et puis je vais engager un mec qui fait de la vente. Je pense que tu dois d'abord la vendre toi-même, être 100 % confiant, que tu sais le vendre et ensuite tu vas scale ça. Mais c'est toi quand même en principe le fondateur qui comprend la la la la valeur ajoutée. C'est pas que ça marche pas les autres possibilités, mais je pense que c'est super important de passer à travers ces étapes compliquées. Pardon, vas-y vas-y vas-y. Non, j'allais dire ça veut pas dire que je corrigerai pas certaines choses, mais le si je devais refaire, je ferai exactement la même chose. Je serais très content de refaire la même chose et je pense que après voilà, à la fin, je suis très content, c'est pas comme si c'était c'est pas comme si j'avais perdu des gens et cetera. Ça reste une histoire Ça fait des belles histoires à raconter. Ouais, c'est des belles histoires à raconter. Mais même même si j'avais ce qui est intéressant, c'est que ça, je le sais et j'en étais convaincu au moment où tout tout foirait. J'étais là, même si si je dois partir du Botswana et en gros tout laisser sur place et en gros j'ai perdu tout mon argent, j'ai gagné tellement de trucs en termes de mon caractère, de la façon dont j'avais déjà été transformé que je l'aurais ça m'aurait permis en Suisse de réappliquer à d'autres situations et je sais que j'aurais adressé complètement différemment beaucoup d'autres projets, idées et autres que j'avais que j'avais en tête. Et donc même aujourd'hui, si si ça s'arrête demain matin, que le truc prend feu et que je peux plus rien OK, ça veut pas dire que on va pas essayer de le reconstruire et tout ça, mais disons que même si je perdais tout demain matin, l'important, c'est l'apprentissage qui a eu lieu pendant ces quelques années qui étaient un peu dans le dur, qui me permet de de voir n'importe quel projet bien différemment et j'ai une approche beaucoup moins j'ai beaucoup moins peur de me lancer dans n'importe quel projet euh par la suite. C'est-à-dire que là demain, je pourrais me dire tiens, je fais un restaurant ici, j'aurais aucun problème à me lancer là-dedans. Et je je le verrai pas du tout comme un comme un risque. Tu te dis plutôt bah en fait, c'est un domaine que je connais pas, il va falloir que j'apprenne X Y Z. Et surtout dans l'actuel avec bah l'IA, c'est que tu as beaucoup de possibilités d'avoir de l'information supplémentaire pour te pour te guider. Donc euh donc ouais. Euh Tu as tu as tu as mentionné un truc, comme tu dis, on n'a pas forcément euh abordé le sujet et je pense que c'est assez c'est moi, c'est un sujet qui m'intéresse, mais on n'aura pas beaucoup le temps. Je regarde l'heure aussi. Euh il y a tu as parlé de santé mentale, transformation euh personnelle, etc. C'est un domaine qui monte en puissance depuis quelques années, on en parle beaucoup plus facilement, etc. Tu t'en t'en fais partie maintenant avec les retraites d'une certaine manière, tu vends ça d'une certaine manière. Un, est-ce que tu tu vois cette montée en puissance toi de ton côté? Déjà, une question
peut-être et après l'autre tu parlais de toi personnellement de ton parcours à toi sur ce chemin-là et à quoi il ressemble si tu peux en parler et surtout à quel moment il a commencé. Est-ce que c'était avant, est-ce que c'était pendant, entre guillemets à cause de ça, à quel moment ça se met un peu dans dans tout ça. Donc oui pour te répondre, c'est clairement un train que j'observe et c'est pour ça que je m'attache à ça et que je vois que ça quand je dis OK, je pense que ça peut devenir plus que un lodge, c'est que je vois qu'il y a une montée en puissance de ce type de concept là et que de nouveau il y a la généralisation de ce que c'est une retraite de yoga qui est un peu spécifique. Tu peux l'appliquer à plein de domaines différents et en fait tu vois qu'il y a des trucs aussi même de nouveau orientés sur typiquement sur l'entrepreneuriat, sur plein de choses donc qui est sur son nouveau sur son propre développement personnel à différents niveaux que ce soit de nouveau pour pouvoir débloquer certaines choses au niveau professionnel ou de nouveau sur la partie simplement mentale. Il y a plein de choses qui sont mis en place et c'est vrai que c'est intéressant où je vois typiquement quand on nous nous c'est je sais pas 80 90 % de nos clients, c'est des femmes aujourd'hui parce que c'est du yoga mais ce qu'il y a c'est qu'il y a de plus en plus aussi des trucs qui sont liés aux hommes et souvent c'est pas forcément une retraite de yoga qu'il faudrait faire et souvent c'est une approche peut-être un peu différente pour les hommes où c'est des trucs plus des fois dans l'activité dans le faire des trucs et donc en Afrique du Sud, ils ont des sortes de retraite où ils font un peu le truc bushman où tu retournes à OK comment faire un feu avec rien, comment aller pêcher un poisson et des trucs comme ça et souvent le il est plutôt lié à ces trucs là où des fois c'est pas trop tourner en rond et réfléchir à je sais pas combien de trucs et des fois juste être en train de faire quelque chose, apprendre quelque chose et potentiellement se connecter avec différentes personnes. Donc il y a toute une une traîne assez assez grande dans cette direction qui pour moi me parle beaucoup et c'est vrai que même ce que j'ai écrit ou même de ce qu'on discute aujourd'hui, c'est ce qui m'intéresse et ce côté-là quoi, c'est le fait que derrière j'adorerais pouvoir avoir des retraites qui sont pour inspirer les gens à lancer leur propre projet ou que ce soit pour de nouveau gérer des trucs personnels et cetera et j'aimerais bien que ça aille dans cette direction là et je trouve que ce ce type de voyage dans lequel tu passes un moment à consommer un petit peu la beauté locale en quelque sorte c'est très bien mais la connexion avec les communautés et la connexion avec différentes personnes qui sont dans le même cadre ou avec potentiellement un leader qui va te qui va t'inspirer ou qui va te permettre de prendre certaines actions sont assez intéressantes et moi je pense que même de nouveau dans mon premier voyage en quelque sorte ma décision elle a été prise pendant ces moments-là de boredom et de où je réfléchissais à plein de trucs en fait et j'avais pas accès à internet et d'autres machins, j'étais dans mon moment et c'est vrai que je pense que ce genre de voyage là peut être super intéressant. Et puis après ouais ben personnellement disons que ce projet-là et le fait d'avoir été tiré dedans ben ça m'a forcé en gros à affronter beaucoup de choses que je devais en gros affronter. Sur plein de différents sujets après je vais pas rentrer trop dans le détail mais en gros un des gros trucs moi ça fait 3 ans que j'ai arrêté de boire et fumer donc alcool et cigarette. C'était toujours la cigarette a toujours été un peu un truc où moi j'ai toujours été assez sportif mais depuis je sais pas 16 18 ans, j'avais commencé à fumer des clopes avec mes potes et c'était un truc d'inclusion et OK, c'est très bien mais sauf que finalement se débarrasser de cette addiction, c'était extrêmement difficile parce que c'est une vraie addiction et je le vois très bien avec tous mes potes qui fument encore même s'ils veulent arrêter ou ils en parlent régulièrement bah finalement ça fait partie du quotidien et c'est très dur de s'en sortir et moi je pense que pendant un moment donné je sais pas entre 25 et 30 ans chaque semaine, j'essayais d'arrêter de fumer donc j'arrêtais je lisais le livre Allen Carr comment arrêter de fumer donc je lisais ce livre, je me marrais à chaque fois c'était putain, je suis tellement con c'est c'est tellement évident qu'il faut pas fumer du coup j'arrêtais et je me retrouvais jeudi soir à boire l'apéro puis j'étais un peu là bon j'ai bien envie d'une clope, j'en fume qu'une seule, je peux tenir une semaine ça va et puis bon bah de nouveau à chaque fois tu retombes dedans et en fait ce truc un petit peu d'addiction bah tout était un petit peu lié et en fait à un moment donné ce que je voyais c'est que j'étais un peu en train de stagner sur certains sujets et que justement sur la première année et demi de de ce projet bah en fait j'ai essayé de faire beaucoup c'est-à-dire que j'ai travaillé chez Sprinkler en même temps je faisais ce projet-là mais en même temps j'étais quand même en train de trop régulièrement faire la fête et si et ça et donc en fait à la fin j'y arrivais pas donc j'ai dû prendre aussi un peu des des décisions là-dessus et j'ai pu aussi voir avec des trucs comme l'alcool des beaucoup d'impact négatif au botsona où j'ai vu que ça même les cigarettes et tout ça ça plombe beaucoup de gens parce que j'ai vu quand même pas mal de gens qui reçoivent leur salaire qui est quand même limité déjà et qui le soir même le boivent quoi en gros et je suis toujours là c'est assez impressionnant que même dans un petit village de 300 personnes la plus grosse problématique, c'est le bar et l'alcool parce que à la fin c'est c'est là où ils se retrouvent à se bastonner ce qui fait qu'ils sont virés de leur boulot ce qui fait que il y a des trucs avec les filles et machin enfin en bref à chaque fois ça devient toutes les problématiques sont un petit peu liées à ça et donc à ce moment-là quand j'ai réorienté le truc aussi direction du yoga, j'avais déjà pris cette décision que j'arrêtais de fumer et boire parce que je sais que ce qui m'amenait tout le temps à fumer à la fin c'était le fait que je prenais l'apéro et donc qu'après trois verres du coup j'étais un peu là bon on verra bien demain et du coup bah je me suis dit OK, il faut que j'arrête il faut que j'arrête les deux il faut que je sois focalisé initialement, c'était vraiment plutôt en mode en fait il faut juste que je fasse des choix mais assez rapidement en fait j'ai réussi putain mais en fait je me sens super bien je suis en pleine forme et cetera et vu que j'étais pas en train de me je sais pas je le faisais pour les bonnes raisons, je me suis pas empêché d'aller faire des soirées des trucs avec des potes de sortir et cetera j'ai continué à faire les mêmes choses et ce qui fait que du coup je me suis plus ou moins adapté plus ou moins adapté aujourd'hui je peux être ben avec des potes sur un bateau qui sont tous en train de boire en train de faire la fête et je peux être dans le même type de truc que je fais moins tard que en général mais j'ai pas trop de problème à ça donc je me suis pas non plus dit ah je vais complètement arrêter la partie marrante de ma vie c'est quand même super important et et mais par contre je pense que c'était super important de d'aller régler ses problématiques et je pense que le fait d'arrêter de boire et fumer ça m'a permis d'aller chercher pas mal de clarté dans beaucoup de choses qui stagnaient dans ma vie et du coup ce que j'ai remarqué des fois c'est j'ai un autre exemple avec un pote on s'est toujours retrouvé à se poser à boire des verres pendant une soirée à discuter de plein de sujets et donc des fois c'est des sujets qui vont deep on parle d'une relation de si de ça et donc des sujets dans lesquels finalement il y a des insights assez incroyables qui ont qui ont lieu mais en fait pendant toute la soirée on est en train de boire et fumer à la fin on est bourré on répète les mêmes trucs et en vrai quand tu vois cette discussion tu dis bon en fait il y a des actions à prendre là ça se voit à 150 km, c'est comme si on avait une discussion de psy pendant 4 heures et tu tu vas te coucher le soir même le lendemain tu te réveilles tu as une gueule de bois pas impossible tu es là ouais on va pourquoi j'ai dit toutes ces conneries on repousse ça à la semaine prochaine et donc en fait du coup tu stagnes certains trucs où c'est un peu des décisions difficiles potentiellement à prendre ou des choix à faire dans sa vie de où on veut aller et c'est vrai que dans tout ça j'étais un petit peu même si j'avançais relativement bien c'était un peu je ouais j'étais constamment en train de me saboter quoi et donc depuis là c'est un truc quand même où j'ai je me sens quand même beaucoup mieux par rapport à tout ça et c'est c'était assez difficile surtout en Suisse je trouve beaucoup plus simple à Lisbonne pour être honnête beaucoup plus une j'ai beaucoup moins cette espèce de ouais ici j'ai l'impression qu'on est toujours il y a toujours un truc avec un apéro quoi donc à la fin c'est pas que c'est compliqué mais c'est que maintenant les gens ont accepté mais au départ le plus compliqué, c'était tous mes potes qui me disaient arrête avec cette histoire vas-y prends un verre arrête tu es chiant et donc heureusement j'avais un petit peu ma raison qui était bon bah j'ai mon projet qui est en train de partir en cacahuète ou machin donc les gens l'ont plus ou moins respecté mais ils ont toujours de la peine à comprendre pourquoi j'ai besoin d'être aussi drastique mais OK mais tu peux boire un verre tu vois mais le problème c'est qu'à chaque fois que je bois un verre c'est sûr que je bois le prochain exactement et en fait à la fin j'étais pas alcoolique mais à chaque fois je me retrouvais à boire trois verres ce qui faisait que quand j'avais prévu le lendemain de me dire OK, il faut que je me lève plus tôt pour faire X et je vais faire si je vais faire ça en fait j'arrivais pas tout ça pour soi-disant passer un bon moment le soir d'avant sauf que maintenant je passe les mêmes moments le moment dont je parle avec mon pote je le fais toujours je suis en face de lui il peut fumer 40 clopes devant moi j'ai ça me fait aucun effet je suis très content d'avoir la discussion et quand il commence à se répéter parce qu'il est trop bourré je dis bon c'est l'heure de rentrer. C'est ouais c'est intéressant je pense que ça nous amène à notre question traditionnelle de fin. On y arrive. Selon toi Thierry qu'est-ce qu'il faut pour avoir une belle vie ? Qu'est-ce qu'il faut pour avoir une belle vie ? Ouais je pense qu'il faut il faut suivre ses instincts et ses passions et puis il faut vivre la vie à pleine dent. Acheter des terrains non mais franchement prendre des risques et y aller et puis se dire que la vie on la vit qu'une seule fois et que ben c'est pas grave de nouveau on a beaucoup de chance surtout si je dis les gens en Suisse ou les gens qui sont dans notre monde je pense qu'on a beaucoup de chance d'avoir beaucoup de structures autour de nous on devrait c'est pas le cas de tout le monde mais on a quand même beaucoup de gens qui ont des familles qui ont des gens autour des potes et cetera et je pense que voilà ne pas trop avoir peur de surtout quand on est plutôt jeune de prendre des initiatives de faire des choses et de d'aller chercher ce qu'il faut chercher peut-être d'aller aussi à contre-courant je pense que des fois la plupart des gens ont toujours peur de voilà il faut rester dans ce cadre-là parce que mon père a dit que ou mon en fait c'est faire des trucs qui nous font plaisir au quotidien et donc aujourd'hui je bosse deux fois plus que ce que je bossais avant je gagne je sais pas cinq fois moins mais je suis beaucoup plus content quoi au quotidien je suis très content de faire ce que je fais et ça me permet d'explorer plein de trucs et j'ai jamais l'impression de bosser parce que finalement je suis toujours en train de faire des trucs qui me parlent et voilà j'ai réussi à trouver mon truc où j'aime bien quand même bosser ma copine ma fiancée actuelle me dit toujours c'est ton hobby tu vois de bosser mais de nouveau pour moi je le vois pas aujourd'hui comme étant bosser je suis en train de faire un projet je développe des trucs et je suis super content là on avait mes parents qui sont venus pour la première fois en en avril mai pour visiter le botsona j'avais aussi un groupe de potes qui sont venus et tout et c'est vrai que c'est super cool de pouvoir partager ce projet-là et ce qui a été construit et ce qu'on a fait et cetera et de continuer dans cette direction donc c'est un truc qui me fait plaisir au quotidien et donc en tout cas tu as l'air passionné et c'est l'air important pour toi donc c'est bon à voir merci beaucoup pour tous ces partages ces belles histoires c'était hyper cool et puis il y a encore d'autres sujets à voir on se réjouit de voir ce que ça va donner tout ça donc et puis tu partageras aussi le livre pour que les gens puissent aussi l'acheter quand ils seront. Ouais je vais bien le voir quand je le lance mais je vous partagerai les infos. Cool avec plaisir merci beaucoup. Merci beaucoup. Cet épisode de la savane a été créé
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